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Eden - ❝ C’est comme ça qu’on reste en vie, quand ça fait tellement mal qu’on arrive plus à respirer : c’est ça la vie ! ❞

MessageSujet: Eden - ❝ C’est comme ça qu’on reste en vie, quand ça fait tellement mal qu’on arrive plus à respirer : c’est ça la vie ! ❞
Chat Mordant
Spirit
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Aelig, alter-ego d'Eden.


Juden
Realize how much I need you. I hate you, I love you, I hate that I love you. Don't want to, but I can't put nobody else above you. I miss you when I can't sleep. Or right after coffee. Or right when I can't eat. Do you miss me like I miss you? I got these feelings but you never mind that shit. I don't mean no harm, I just miss you on my arm. How is it you never notice that you are slowly killing me ?
♦ Byw depuis le : 23/10/2017
Soul
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Dim 5 Nov - 17:40
Eden Fionola Grainne Cassiopée Armstrong

Responsible, or not !

Nom: Vous voulez mon véritable patronyme ou celui que je prétends être mien depuis plusieurs années ? Parce que si je peux être honnête avec vous, je dois vous répondre que le fier nom de famille irlandais Ó'Cinnéide fut mien. Mais, comme de toute façon, je dois mentir, il me faut répondre : Armstrong.
Ce n’est pas honteux à porter (hormis si quiconque pense à du dopage, là, j’vous demanderai de gentiment sortir : je mens, certes, mais pas pour les mêmes raisons que lui !) : de grandes choses sont liées à des Armstrong (c’est pas tout le monde qui peut se vanter de porter le nom de famille du 1er homme à avoir posé le pied sur la Lune, ou d’un des meilleurs joueurs de jazz que la Terre ait portée !). Ce patronyme est nettement plus basique que mon véritable nom de famille, qui lui, au moins, est irlandais. Armstrong, c’est... Joliment américain... Très lisse... Si peu moi !
Et à une époque, je rêvais même de troquer mon patronyme adoré contre celui de O’Murchadha mais ça, c'était avant. Avant que tout ne change, que tout ne devienne qu'un merdier sans fin !

Prénoms: Là aussi, j’ai deux réponses à vous apporter ! Mes véritables prénoms sont :
Liadan Gaïa Yseult (cherchez pas à comprendre d’où ça sort, mes parents sont fans de l’Histoire. J’adore cela également, partageant avec eux la fierté de nos gènes celtes !). Quant à ceux sous lesquels je me présente aujourd’hui : Eden Fionola Grainne Cassiopée. Là aussi, on sent l’influence de l’Histoire...
Nul besoin de préciser que rares sont les personnes au courant de mes réels prénoms et de mon véritable patronyme... Fuir la mafia, ça nécessite une certaine prudence...

Âge: 27 ans, et un nombre incalculable d'années que je n'ai vu passer. Dans le fond, c'est peu, 27 ans, mais j'ai l'impression d'avoir vécue une vingtaine d'années en plus !

Date et Lieu de Naissance Je suis née un jour de pluie, le 1er avril, plus exactement. (Et je ne plaisante pas, pour le côté « pluvieux », malgré l’aspect « 1er avril » : j’ai rien d’un poisson d’avril ! C’est trop frêle, les poissons, c’est bon qu’à nous servir de bouffes ou de déco en aquarium ! Et les poissons d’avril... j’ai passé l’âge d’en faire !). J’ai vu le jour dans la belle ville de Waterford, en Irlande.

Nationalité: Celle qui devrait être affichée sur ma carte d’identité, si mon père n’avait pas mis en danger nos vies, c’est Irlandaise. Mais mon père étant mon père, nous avons été contraints de devenir des bouffeurs de sandwich qui pensent qu’il est distrayant de passer une journée entière dans un centre commercial. Des Américains, en somme !

Études-Métier: Je suis la créatrice et gérante du Cath Sith, un bar à chats. (Nul besoin de préciser que ce nom ne sort pas de nulle part. Il s'agit là aussi bien d'un clin d'oeil sur mon héritage culturel celte, que d'un autre clin d'oeil destiné à celui qui était mon meilleur ami d'enfance... et qui, tout comme moi, adorait tout ce qui touchait à notre beau pays.) J'y vends quelques thés (en vrac) + des boîtes à thé, ainsi que du miel et aussi des accessoires pour chats (alimentation comme tout ce qui est colliers et jouets). Le tout fabriqué par des artisans locaux.
A côté de ça, je bosse dans mon propre atelier, en tant qu'artisane du jouet (surtout ceux en bois), spécialisée également en enluminure et en calligraphie, pour décorer encore mieux le tout (ce qui m'est très utile pour décorer le bar, vous pouvez vous en douter : toute la déco, ou presque, de celui-ci, est de moi !)

Situation Financière: Modeste, je ne gagne pas une fortune avec mon job. Mais je l'aime beaucoup, et je n’ai jamais été vénale ni matérialiste (comment aurais-je pu l’être avec mon passé ?), alors ça n’est pas un problème pour moi !

Orientation Sexuelle Pansexuelle, je ne me limite pas : je craque plus pour une personnalité, un esprit, que pour un corps et un sexe.

Statut Civil: Je suis officiellement en couple, mais mon coeur est loin d'être pris par mon petit-ami : ça serait bien trop simple, voyons ! Officieusement (et ça, je me refuse à l'admettre !), mon coeur n'a cessé de battre pour Jud, même quand j'étais persuadée qu'il était mort, et ça n'a pas changé d'un même, même à l'heure actuelle, où il a pourtant mille raisons de m'en vouloir à mort...

ft. Eliza Taylor-Cotter
©️️ Cacahuète





❝ Le rêve semble réel quand on y est, ce n’est que quand on se réveille qu’on se rend compte qu’il avait quelque chose d’étrange... ❞

Caractère :

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Bakeneko, le chat à 9 vies


づ Découverte et nature du don: Comment découvrir quelque chose dont j'ai toujours eu conscience ? Mon don me vient de mes parents. Ils m'ont donc toujours parlé de leur état de Bakeneko : une personne pouvant se transformer en chat, et ayant aussi certaines capacités félines, sous sa forme humaine. C'est ainsi que j'ai des sens plus développés que les êtres humains, ainsi qu'une force pouvant être plus puissante (notamment si je dois m'en servir pour défendre ma vie), et que, tel un chat, je peux voir dans la nuit (pas aussi bien qu'en plein jour, ni aussi loin/nettement, mais je vois aussi bien qu'un humain peut voir, lorsque la nuit tombe, aux toutes dernières minutes où le jour est encore partiellement là, pour vous situer ce que ça donne !). Des chats, j'en ai également leur agilité, leur souplesse et leur endurance. Vous ne me verrez jamais me vautrer par maladresse (sauf si malade ou crevée !), ni être incapable de faire preuve de souplesse, ni me plaindre d'être fatiguée après avoir couru un peu (bien que je ne sois pas inépuisable non plus !). Un autre point que je tiens des chats : j'ai 9 vies (je vis ma 1ère.). Mais on ne revient pas à la vie de suite. Un Bakeneko met toujours entre 10 et 20 ans avant de revenir à la vie. C'est que leur "âme" est un peu paresseuse  ! On note aussi que les Bakeneko peuvent guérir assez rapidement, plus que les humains, du moins, sauf en cas de blessures mortelles, bien entendu, car ils sont mortels, ces Chats. Sinon, en dehors de ça, nous sommes comme les Humains, notre corps décrépit au même rythme que le leur...
N'oublions pas de mentionner que je peux marcher silencieusement, : comme un chat, et si vous êtes un humain, et que je veux être discrète, ou est en mode "chasse", vous ne m'entendrez pas !
Je prends les traits d'un sacré de Birmanie, lorsque je deviens un chat. Chaque membre de ma famille devient un chat d'une race différente. Aelig est aussi sportive et têtue que moi, bien que plus calme, câline, joueuse et sensible. Bon, elle parvient aussi à dormir bien plus que moi ! Elle est très observatrice, et ça m'aide. Car oui, elle me "parle", quand je garde apparence humaine tout comme quand je suis un chat. Enfin, ça n'est pas une réelle conversation, c'est plutôt une transmissions de sentiments, sur ce que l'on peut vivre. Ainsi, elle me fait toujours savoir ce qu'elle pense de mes faits et gestes, et des êtres que je croise ! Ne vous fiez pas à sa bonne bouille : elle sait sortir les griffes ! En fait, Aelig est à l'unisson de celle que j'étais, autrefois.

Je dois aussi évoquer l'existence d'un lien mental, m'unissant à Jud. J'avais 18 ans quand ça a commencé, et j'ai mis des semaines avant de bien vouloir admettre ce qui se passait. Comment admettre qu'une personne qu'on croyait morte depuis des années ne l'était pas, en réalité ?

づ Mécanisme de déclenchement et fonctionnement: J'ai grandis en tant que Bakeneko, je maîtrise parfaitement mon don. Quand j'étais jeune, il me fallait être prudente, pour ne pas me laisser dépasser par les émotions. Car c'est les fortes émotions qui me font devenir chat (si je ne le souhaite pas, ou si je ne veux pas laisser le contrôle à Aelig !). Il m'a aussi fallu de la patience pour vivre en harmonie avec Aelig. C'est un travail de longue haleine : les très fortes émotions peuvent faire apparaître la chatte malgré moi, comme ce fut le cas, le jour où Jud a "périt" par le feu... Il arrivait (et arrive encore, mais rarement !), qu'Aelig apparaisse, quand elle me pense en danger et souhaite m'aider. Maintenant, le changement se fait d'un commun accord. Ca me permet de souffler un peu, que de laisser la place à Aelig. Ca m'aide aussi, pour créer un bon contact avec les chats que j'ai, dans mon bar. Bien que je n'ai pas besoin d'Aelig pour bien m'entendre avec les félins : je suis naturellement douée pour ça ! On peut même dire que je les attire, sans vraiment le chercher, même le plus irascible des matous ne sait se retenir de venir quémander des grattouilles ! Sinon, que dire sur la mutation ? Elle était douloureuse, les 1ers temps. Maintenant, c'est assez supportable, sauf quand la transition se fait lorsque je ne le désire pas. Le changement est assez rapide, une poignée de secondes à peine (mais peut mettre une bonne minute si je suis trop HS pour contrôler quoi que ce soit !). Bon, par contre, mes vêtements ne me suivent pas, quand je deviens Aelig. Ils ne se déchirent pas non plus, je n'ai pas un gabarit - félin - permettant cela. Il reste donc juste un beau tas de vêtement, quand je mute. Et si je ne peux redevenir moi-même vers mes fringues, je réapparais à poil... Ca apprend à ne plus être trop pudique, en un sens, mais ça donne surtout lieu à des situations pour le moins cocasses !

Concernant mon lien mental avec Jud : ces possibilités se sont étoffées, au fil du temps, et ne sont pas apparues toutes d'un coup, du jour au lendemain ! Pour l'instant, il apparait qu'on peut communiquer mentalement l'un avec l'autre. Qu'on peut voir tout ce que voit l'autre. Qu'on peut ressentir tout ce que ressent l'autre. Qu'on peut entendre tout ce qu'entend l'autre. En bref, nos sens sont connectés à l'autre. Mais on peut aussi bloquer l'accès à l'autre, aussi bien pour ce qui est de la communication que pour le reste. Cependant, il nous est impossible de lire dans les pensées l'un de l'autre, c'est bien compartimenté. Mais parfois, sous le coup de certaines fortes émotions, on ne peut bloquer ce lien, même si on le souhaite, ce qui est parfois gênant... J'ai d'ailleurs de la "chance", car Jud ne peut "entendre" Aelig. C'est en réalisant cela que j'ai mis cette particularité à profit. Ainsi donc, quand je suis trop fatiguée, au point de n'être en mesure de bloquer notre lien mental (si je le souhaite), je me réfugie - mentalement - vers Aelig. Jud ne m'entend plus, et ne voit plus rien provenant de moi. Bien entendu, il faut qu'Aelig ne me fasse pas la gueule, sinon, elle me bloque l'accès à ce refuge, et là, il me faut improviser...

づ Inconvénients: J'adore l'eau. Mais Aelig la déteste. Ca donne lieu à des "disputes", même quand j'ai le contrôle, et que je me décide à faire un saut à la piscine du coin. Mon indépendance accrue est une conséquence de mon état de Bakeneko, même si elle est un poil plus forte que celle existante chez le restant de ma famille... Mon besoin de me dépenser vient également de là, bien que ça se soit accrue suite à ma détention chez la mafia. Puis bon, y'a aussi le fait que je puisse me retrouver à poil, si je ne réussis pas à retrouver mes fringues, quand je redeviens moi.... Je dois également laisser régulièrement la place à Aelig, au moins une heure par jour. Sinon, elle me "griffe" de l'intérieur. C'est douloureux, ça se manifeste sous un cinglant mal de crâne, accentuant par le fait qu'elle ne se prive pas pour miauler fortement dans ma tête.

Du côté du lien avec Jud, c'est parfois assez compliqué, d'avoir une autre personne dans son crâne, en accès direct à ce que je peux voir et faire... Mais j'ai un refuge auquel il n'a pas accès, et que j'ai mentionné précédemment, donc, ça peut aller. La plupart du temps, c'est supportable. Sauf quand j'ai des envies de meurtres, en voyant la façon dont certaines nanas peuvent le regarder (mais ça, perso, je comprends pas d'où vient cette jalousie. Ca doit être d'Aelig. Elle est assez possessive quand elle s'y met. Comment ça, je suis de mauvaise foi ? Jamais de la vie !)

づ Maîtrise et Contrôle: Je m'en sors pas trop mal, quand je ne suis pas fatiguée. Et que je veille à garder le contrôle de mes sentiments, à ne pas me laisser trop dépasser par ceux-ci. Je pense que je contrôle bien mon côté surnaturel, autant que cela est possible, du moins.

Au sujet du lien avec Jud, je pense en avoir déjà assez parlé pour que vous puissiez savoir ce qu'il en est !

ma vie, mon histoire

Je pourrais commencer mon histoire par un « Il était une fois », mais ça laisserait à entendre qu’un « Ils finirent heureux et eurent beaucoup d’enfants » puisse être possible... La vie n’est pas un conte de fées. Du moins, elle en perd l’apparence pour revêtir son aspect véritable : celui d’une réelle traînée ! Jolie introduction, n’est-ce pas, pour vous narrer mon histoire ? Très honnêtement, si ça vous déplait, je m’en fous : c’est mon histoire, et je suis celle qui raconte. Sinon, il vous faudra prendre la porte. Elle est d’ailleurs juste derrière vous, ne vous gênez pas pour vous tirer, je ne vous regretterais pas ! Non, vous voulez rester ? Dans ce cas : fermez votre gueule, et laissez-moi vous raconter mon histoire !

Je suis née dans la magnifique ville de Waterford, en Irlande. Si vous ne connaissez pas cette ville, je vous suggère d’y remédier au plus vite, car c’est un lieu qui vaut le détour. Pas uniquement parce que ses cristalleries sont réputées mondialement, mais aussi parce que la ville est entièrement imprégnée par l’Histoire. Et puis, ça vous donnera l’occasion de voir un peu de pays : aucun n’arrive à la cheville de l’Irlande ! Du moins, si vous êtes férus d’Histoire, Contes et Légendes, et de paysages ensorcelants, capables de faire croire au plus rationnel d’entre vous à l’existence de la Magie. En fait, les seuls qui soient – presque – au niveau de l’Irlande, c’est les autres pays celtiques !

Vous l’aurez compris, je pense, à moins d’être totalement cons (ce qui est votre droit, moi, je ne vous jugerai pas pour ça !) : je suis plus que fière d’être Irlandaise et Celte ! C’est pour cela que je suis d’autant plus frustrée de ne pouvoir clamer haut et fort ma réelle nationalité ! Je ne sais pas d’où vient cet attachement à mes racines, si c’est parce que les histoires que me racontaient le soir mes parents avant que je n’aille dormir étaient sur les légendes irlandaises, ou plus généralement celtes, ou si c’est parce qu’ils m’ont traînés, ainsi que l’école, dans divers lieux historiques du pays. Le résultat est là : j’aime mon pays. A tel point que, dès que j’ai pu, j’ai appris, à l’école, le gaélique irlandais. Je considère que c’est d’ailleurs le gaélique, ma langue maternelle, bien plus que l’irlandais moderne et infiniment plus que l’anglais. Malencontreusement, cela fait des années que je ne peux plus parler couramment le gaélique, aussi est-il probable que j’ai beaucoup perdu. Il n’y a qu’au sein de ma famille, que cela m’arrive encore. Ne soyez pas étonnés de trouver beaucoup de livres en gaélique dans ma bibliothèque !

On ne peut pas dire que j’ai eu une enfance malheureuse. La chance a voulu que mes parents soient toujours mariés, très amoureux l’un de l’autre, assez présents pour leurs enfants en dépit de leurs carrières respectives et également que je m’entende bien avec Priam, mon frère aîné, et avec Morgana, ma sœur jumelle. Je suis la plus jeune de la famille, Morgana ayant vu le jour une bonne demi-heure avant moi. Prétendre que mon enfance fut heureuse serait mentir, mais elle fut quand même douce. Par exemple : ma mère prenait le temps de jouer à la dinette avec moi (je l’invitais très souvent pour boire le thé avec mes peluches et moi), mon père se levait pour calmer mes terreurs nocturnes, mon frère avait la politesse d’accepter mes demandes de câlins sans râler et dire que je lui tapais sur le système à agir ainsi avec lui, et ma soeur était la comparse rêvée pour le moindre de mes jeux (ce que je lui rendais bien !). Ca n’était pas cependant le délire de l’entente parfaite, type « La petite maison dans la prairie ». Mais c’était bien. Je n’ai pas été gâtée à la déraison, je n’ai jamais manqué du nécessaire, et j’avais même parfois quelques surprises ou récompenses, en fonction de mon comportement et de mes notes. Quoi que, pour cela, Morgana ne vous dira sans doute pas la même chose, ayant toujours estimé que je l'éclipsais, même si elle ne s'est ouvert de cela, face à moi, qu'il y a peu....

Parlons-en de l’école, d’ailleurs ! J'ai sauté 2 classes, la 1ère parce qu’il manquait d’effectifs pour remplir la classe,  la 2nde, parce qu’on avait remarqué que je m’ennuyais en classe. En effet, chez moi, je tannais mes parents pour qu’ils m’apprennent tout un tas de trucs. Je crois que, depuis ma naissance, mes parents ont tout mis en œuvre pour attiser ma curiosité et mon envie d’apprendre. Et je pense aussi qu’une partie de moi enviais mon frère, de savoir autant de choses, alors que moi, je me traînais une classe qui avançait aussi rapidement qu’un escargot... Autant dire que je fus des plus heureuses lorsque l’on pris la décision de me monter d’une classe. Cela dit, si ça n’avait tenu qu’à moi, j’aurai préféré aller encore 2 classes au dessus, mais j’ignore si j’en aurais réellement eu les capacités. Je voulais juste pouvoir passer encore plus de temps avec Judwal... Si Morgana a sautée une classe avec moi, dû au manque d'effectif dans celle-ci, elle n'a pas suivie mon passage dans la classe encore au-dessus, par la suite. Encore une chose qu'elle a fini par me reprocher : mais est-ce réellement de ma faute, si j'ai toujours eu des facilités d'apprentissage, contrairement à elle ? Non ! Est-ce que moi, je lui ai reproché de parvenir à nouer plus facilement des liens avec les autres que moi ? Non. Bon, OK, je râlais quand je la voyais me délaisser pour ses autres potes, quand nous étions plus jeunes, mais nous étions des gosses, au début du primaire !

Effectivement, à moins que vous ne soyez cons, vous devez vous demander comment mon enfance s’est passée, en tant que futur Bakeneko. Mes parents ne m’ont jamais caché leur état de « boules de poils ». Ils voulaient en effet me préparer au mieux à l’apparition de mes 1ères pulsions, et à tout ce qui en découlera. J’avais déjà un sacré caractère à l’époque : certes, il était bien plus doux qu’il ne l’est aujourd’hui, mais je ne me laissais déjà pas marcher sur les pieds. Aussi était-il préférable de se montrer prudent à mon égard.

J’ai rapidement eu hâte de savoir à quelle race mon chat appartiendrait ! J’espérais que ça soit un félin aussi majestueux que celui de mon père. Car oui, au cas où je n’aurais pas encore assez insisté sur ce point-là : autrefois, mon père était un modèle pour moi. Je pense que j’ai fais un sacré complexe d’Œdipe ! Mes parents m’ont d’ailleurs confiés qu’alors que je n’avais que quelques semaines, lorsque je piquais des crises de larmes, seul mon père était en mesure de me calmer assez rapidement. Quand mes parents en ont pris conscience, ils ont décidés d’imprégner diverses de mes peluches de l’odeur de mon père : ça a marché, c’est d’ailleurs parmi ces peluches que j’ai choisis mon doudou. Quand mon père rentrait du travail, il prenait du temps pour s’occuper de nous. Et lorsqu’il s’occupait de moi, visiblement, je babillais inlassablement, comme pour lui raconter ma journée. Le 1er mot que j’ai prononcé ? « Papa ». Par la suite, je n’ai cessé de clamer à tous mes petits camarades de classe que mon père « était le papa le plus fort au monde ». Par là, j’évoquais surtout son métier de pompier. A l’âge où la plupart des petites filles rêvent de devenir maîtresse d’école, moi, j’avais déjà changé d’idées pour émettre le souhait de suivre les traces de mon père. Mon père, auprès duquel je me réfugiais, dès que Priam m’embêtait un peu, que Morgana cachait un de mes jouets, ou quand un camarade de classe avait été trop désobligeant envers moi (j’avais un peu moins de verve à l’époque, il m’arrivait de me laisser faire, ou de fondre en larmes devant tout le monde quand on m’avait blessée). Lorsque mon père rentrait tard du travail, je refusais de m’endormir avant qu’il ne soit venu dans ma chambre pour me souhaiter bonne nuit. Quand il rentrait à temps pour l’heure du coucher, il se pliait toujours au rituel du « Je vérifie sous ton lit qu’il n’y ait aucun monstre », et ce, même lorsque mes 10 ans ont approchés. En effet, j’ai toujours eu peur de noir. Si aujourd’hui, j’ai toujours cette peur, je sais qu’à la base, elle était en moi parce que je savais que si les Bakeneko existaient, les autres créatures dont parlaient les légendes devaient également exister. Et cela n’était guère rassurant.

Vous vous en doutez, un tel lien avec mon père a été grandement jalousé par ma soeur, qui voulait, elle aussi - et c'est légitime - attirer son attention. Mais elle passait souvent à la trappe, entre les notes - brillantes - et l'attitude - toujours exemplaire ! - de notre aîné, et mes prouesses - tant sportives que scolaires ou musicales. Même si elle, en contre-partie, était la star de l'école, niveau popularité, et une cheerleader très appréciée et admirée par ses comparses, au point d'être devenue la chef du groupe (et d'avoir été la plus jeune à avoir cet insigne honneur !) Ca a commencé à nous séparer l'une de l'autre. Mais le pire, ce fut l'arrivée de Judwal dans notre vie. Car même si nous le connaissions depuis toujours, on l'a surtout côtoyé bien des années plus tard.

Mes parents ne m’ont jamais cachés la difficulté que représentait l’apprentissage de la vie en harmonie avec son côté "animal". Ca aurait pu porter ses fruits dans mes 1ers pas avec Aelig (c'est ainsi que j'ai nommé mon "chat"), si nos vies n’avaient pas pris une telle tournure, si ma 1ère transformation ne s’était pas déroulée dans de telles circonstances. Je dirai bien que je suivrais le même schéma d’éducation que mes parents, mais encore faudrait-il que je songe à fonder un jour une famille. Comme il se trouve que cela ne fait pas parti de mes plans, avec un Bakeneko ou non, je ne saurai jamais si leur technique fonctionne.

Afin de canaliser tout éventuel débordement d’énergie, mes parents ont pris soin de m’inscrire à plein de clubs de sports. C’est ainsi que j’ai fais du football, du camogie, du judo, de l’équitation... Bon, j’avoue, la plupart de ces sports, j’ai pu les pratiquer via mon école, mais vous comprenez l’idée. Ca ne me dérangeais pas, de toute façon, car, déjà à l’époque, je ne supportais pas de rester trop longtemps à rien faire. Et puis, bien souvent, cela m’aidait à mieux dormir. J’avais cependant encore assez d’énergie en stock pour pouvoir jouer chez moi, avec mes parents s’ils en avaient le temps, avec mon frère, s’il le voulait bien, ou avec ma jumelle, lorsque nous nous entendions encore. J’en avais même assez pour leur casser les pieds, quand je m’entraînais à jouer au violon. Je devais avoir 4 ans, je crois, lorsque j’en ai demandé à en faire. Nous étions allés voir, en famille, un concert, donné dans un parc, par un petit groupe local. Il semble que j’ai surtout été subjuguée par le talent du violoniste. Mes parents pensaient avoir à affronter une lubie de ma part, mais j’ai réitéré ma demande, un an durant. L’apprentissage du solfège fut loin d’être une partie de plaisir, mais je prenais mon mal en patience. Pourtant, à 7 ans, j’ai délaissé le violon. Non parce que mon envie de jouer de cet instrument m’était passé ! Un jour, mon prof avait amené notre classe voir une autre classe s’entraîner. Eux ne jouaient pas du violon classique, mais du Fiddle, le violon traditionnel irlandais. Leur sonorité m’a de suite enchantée. Et je fus entièrement conquise lorsque nous avons été conviés à essayer de jouer sur un Fiddle, lors de cette journée. C’est d’ailleurs mon prof qui a suggéré à mes parents de me mettre au Fiddle, et je n’ai pu qu’appuyer cette demande. Outre ma récente passion pour cet instrument, il s’avérait également que dans la classe de Fiddle se trouvait un enfant que je connaissais, mais dont je ne savais pas grand-chose : Judwal. Il était âgé de 4 ans de plus que moi, mais nous nous croisions dans la cour de l’école, et parfois même dans notre quartier. C’est donc en parti pour apprendre à mieux le connaître que j’ai voulu apprendre le Fiddle. Et que je me suis donné autant de mal pour parvenir à en jouer correctement. Je n’ai jamais regretté ma décision. Outre le fait que cela m’ait permis de me rapprocher de Judwal, j’ai également découvert que la concentration nécessaire pour jouer du Fiddle me canalisait plus que celle pour jouer du violon. A l’heure actuelle, d’ailleurs, je joue toujours régulièrement du Fiddle. Lorsque mes connaissances en yoga se révèlent insuffisante pour calmer d’éventuels sentiments trop forts, il me reste un dernier recours : soit me passer mentalement un morceau de Fiddle, soit m’imaginer être en train d’en jouer moi-même.

Très honnêtement, jusqu’à mes 12 ans, ma vie était parfaite. Ma famille était unie. J’avais toujours de bonnes notes, ce qui rendaient fous de rage les quelques élèves de ma classe qui ne m’aimaient pas (mais bon, contrairement à eux, moi, je bossais aussi...). Grâce à mes notes, j’avais obtenu la promesse de mes parents de m’inscrire prochainement à des cours pour apprendre à jouer de la harpe (j’apprenais toujours à jouer du Fiddle, mais ça ne me suffisait pas, j’avais découvert une véritable passion pour la musique. Tant et si bien que j’ai même envisagé, à cette époque, d’intégrer un cursus musical à la prochaine rentrée scolaire. Au cas où je n’arrivais pas à suivre les traces de mon père, je projetais de travailler dans le monde de la musique.). J’avais amassé quelques prix en équitation, mais aussi en judo, et mon équipe de camogie se démarquait des autres équipes scolaires, depuis des années. La peste de ma classe, celle que je me traînais depuis que j’avais sauté quelques classes, avait déménagée, aussi n’avais-je plus à la supporter en cours ! J’avais même réussis à me rapprocher du mystérieux Judwal : grâce au Fiddle, nous étions devenus amis, ayant commencés par nous voir pour nous entraider dans notre apprentissage musical pour finir par se voir juste pour passer du temps ensemble. Nous avions beau avoir 4 ans d’écart, nous nous entendions bien. Il figurait dans mon cercle d’amis le plus proche. Les quelques petits accros à cette vie douce n’étaient pas assez importants pour me faire perdre le sourire. Le seul point négatif, c'est qu'avec Morgana, les tensions se faisaient plus vives. Elle ne supportait plus de devoir venir avec les nôtres, à mes représentations, sportives ou musicales. Même si on devait aller la voir, dès qu'elle revêtait son costume de pompom-girl, même si elle était toujours celle de nous 2 dont se souvenaient tous les autres (on me désignait toujours comme étant la soeur de Morgana, jamais comme étant Liadan, par exemple...) La popularité de ma soeur s'est faite plus vivace, car dès sa 2nde année en tant que cheerleader, notre équipe a pu regagner le concours national, ce qui n'était plus arrivé depuis 50 ans ! Cependant, elle était toujours collée à moi, dès lorsque j'étais avec Judwal. Chose qui arrivait souvent. Il apparaissait clairement que Morgana jalousait cette amitié, et aurait aimé que Judwal la voit enfin vraiment, au lieu de traîner avec moi : il était le seul à ne pas la considérer comme une star. Si je me suis longtemps voilé la face quant aux sentiments que j'éprouvais à cette époque pour celui qui n'était que mon meilleur ami, j'ai vu assez tôt que ma jumelle en était amoureuse... Et ça ne me plaisait guère !

J’ai eu certes de grosses embrouilles qui auraient pu mal finir, mais, comme dit précédemment, grâce à tout ce que mes parents avaient mis en place pour m’aider à passer ce cap le plus tranquillement possible, ça n’avait jamais été plus loin que les embrouilles que peuvent connaître tous les enfants. Je pense honnêtement que d’autres enfances de Créatures Surnaturelles se sont moins bien passées que la mienne.

Mais ça n’a pas duré. J’avais 12 ans depuis tout juste 15 jours lorsque le couperet est tombé : la vie me trouvait visiblement trop souriante et enjouée, aussi a-t-elle - brillamment – remédié à cela ! Ce jour-là, en sortant de l’école de musique, après mon cours de Fiddle, j’étais, comme bien souvent, en compagnie de Judwal. Nous étions sur la route pour nous rendre chez lui, aussi bien pour continuer à répéter que parce que cela arrangeait mes parents. Jud habitait non loin de l’école de musique, contrairement à moi, et mes parents avaient bien souvent des difficultés à venir me chercher à l’heure lors de mes activités extrascolaires. Honnêtement, ça m’arrangeait : je pouvais passer plus de temps avec Jud. Et pour mes autres activités extrascolaires, j’allais bien souvent chez d’autres de mes ami(e)s, alors je n’avais pas de raisons de me plaindre ! Sauf que, ce jour-là, cette habitude a joué en notre défaveur... Pour nous rendre chez Judwal, nous coupions à travers un parc, pas forcément très emprunté. Ce jour-là, des individus malfaisants mirent cela à leurs avantages : il ne fut pas compliqué, pour quelques hommes de main de la mafia, d’enlever une fillette de 12 ans et un adolescent de 16 ans.

Nous n’avons été leurs prisonniers que 3 jours. Mais ce furent les 3 jours les plus longs de ma vie. Quand on a à peine 12 ans, qu’on se retrouve face à des adultes belliqueux, qui n’hésitent pas à vous rudoyer pour vous effrayer, et pour qu’ainsi, vous soyez en pleurs lorsqu’ils appellent vos parents afin de faire pression sur eux en leur faisant écouter votre désarroi... Ca rend 72 misérables heures longues ! D’autant plus lorsqu’ils vous séparent de l’ami avec lequel ils vous ont enlevés, qu’ils vous enferment dans un minuscule réduit qui ne laisse passer aucune lumière, que vous n’avez aucune idée de l’écoulement du temps, que vous n’avez quasiment pas à manger et que vous n’arrivez à avoir des nouvelles de votre ami que parce qu’il est visiblement enfermé dans un réduit à côté du vôtre... Sans oublier qu'ils avaient des mines patibulaires, capables de vous donner des terreurs – j’aurais bien dit nocturnes, mais étant donné que j’étais enfermée presque 24h/24 dans ce réduit sans lumière, mes terreurs me poursuivaient tout le temps. Ils ne trouvaient rien de moins amusant que de cogner contre ma prison, à n’importe quel moment du jour et de la nuit, pour m’effrayer. Heureusement que je n’avais pas peur des insectes avant cela, aussi aies-je même trouvé un certain réconfort dans la présence de certains d’entre eux dans mon piètre espace de vie. Cela dit, l’humidité des lieux a eut tendance à ajouter une couche supplémentaire d’horreur au reste du tableau. Par chance, Judwal était emprisonné non loin de moi, et nous pouvions communiquer ensemble. Sous réserve de se montrer discrets, car nos geôliers n’hésitaient pas à venir nous punir si nous faisions trop de bruits. De même, ils nous rudoyaient si nous réclamions d’aller aux toilettes trop souvent (je vais pas m’étaler sur le sujet des sorties toilettes, mais ce fut... Bref...), si nous avions le culot de demander trop souvent à boire (à croire qu’ils avaient autre chose à foutre qu’à tâcher de s’occuper de nous !), et, bien entendu, ils n’acceptaient pas la moindre tentative de rébellion (grâce à eux, j’ai appris à cracher correctement à la gueule des gens : un savoir fort utile à posséder !). Ces lâches avaient sans doute besoin de compenser quelques faiblesses masculines, pour prendre autant de plaisir à maltraiter des gamins. J’ai jamais eu autant de baffes qu’en l’espace de ces 3 jours. Assez étonnamment, c’est cet épisode qui m’a rendu autant désinvolte, même si Judwal a été très présent pour réprimer mes désirs de provocations ! De manière générale, je peux dire que s’il n’avait pas été dans le réduit à côté du mien, il est fortement possible qu'Aelig se soit pointée. Et là, je ne sais pas ce que ça aurait donné : aurais-je grièvement blessé un malfrat, ou même, tué l’un d’entre eux, me déchaînant tant et si bien que les autres m’auraient tué ? Aurais-je pu nous ouvrir la voie, à Jud et à moi, pour que nous nous échappions ? Je ne le saurai jamais. Mais il est incontestable que Judwal a rendu ce kidnapping un peu plus supportable, même si au fond, ce fut abominable...

Trois jours. Ce fut tout ce qu’il a fallu à la vie pour entamer le processus visant à me briser. Approximativement une heure : voici le temps nécessaire pour achever de me détruire et me faire haïr mon père. Le 3ème jour, je crois que j’avais commencé à perdre tellement la notion du temps que j’avais l’impression d’être là depuis 1 semaine. J’avais même cessé de clamer à tue-tête que mon père viendrait. Après la dérouillé qu’ils avaient foutu à Judwal, la veille, j’avais trop peur pour lui. Un homme en particulier me faisait peur. Il était particulièrement violent, et me cessait de me mettre mal à l’aise, même si je n’ai compris pourquoi qu’avec le recul. Ses partenaires devaient se douter de son fort penchant pour les enfants, car ils prenaient un soin particulier à ne jamais le laisser seul à nous surveiller, alors que d’autres se trouvaient parfois seul à monter la garde. Une seule fois, il avait réussit à duper ses collègues pour se retrouver seul avec nous une poignée de minutes. Mais ses alliés n’avaient pas tardé à flairer le piège et ont rapidement débarqués dans ma cellule, dans laquelle il venait à peine de rentrer. Quelques minutes seulement avant que mon père n’arrive, le sombre pervers a retenté sa chance : j’ignore où étaient, à ce moment-là, les autres mafieux, mais il a réussit à nous faire sortir de notre cellule, Jud et moi, nous faisant croire que nous allions pouvoir manger hors de nos cages. Quand il a commencé à se montrer trop tactile à mon encontre, un signal d’alarme s’est déclenché dans ma tête, mais je n’osais pas faire grand-chose contre lui : après s’être pris des coups (ou avoir vu mon comparse s’en prendre à cause de moi), au cours des dernières heures, juste pour avoir osé parler, j’avais peur de ses réactions. Il devait compter sur cela pour que nous restions dociles, mais Jud ne l’entendait pas de cette oreille. Il lui a balancé le plat, bouillant, à la tronche, avant que l’autre con ne me détruise complètement (ou n’éveille partiellement Aelig...). C’est à ce moment-là que mon père a débarqué dans l’entrepôt désert. Avant que Jud et moi ayons pu aller à sa rencontre, le reste des mafieux a débarqué, et une lutte est alors apparue entre eux et mon père. Avec Judwal, nous avons essayé d’aller nous cacher, priant pour que mon père nous libère. Mais un homme repoussa Judwal loin de moi pour tenter de se servir de moi contre mon père. Et là, tout est allé trop vite : j’ignore qui lui a tiré dessus. Mais il a été mortellement touché par une balle. Et au passage, son sang s’est répandu sur moi...

J’étais donc excessivement choquée lorsqu’une main s’est à nouveau abattue sur mon épaule. Je n’ai donc pas cherché à comprendre de qui il s’agissait, mon instinct de protection a pris le dessus, ma force - plus puissante que la norme - s'est manifestée. C’est ainsi que j’ai repoussé l’intrus. C’est ainsi que Judwal a dévalé, par ma faute, l’escalier. J’ai même faillis m’en prendre à mon propre père, lorsque, quelques secondes plus tard, il est venu vers moi. Ca n’est que parce qu’il m’a parlé que je n’ai rien fait, sans ça, je fonctionnais au radar, aveuglée par la peur de ce qui se passait autour de moi. Il m’a pris par la main pour que nous partions en courant. Arrivée au niveau du Judwal, j’ai essayé de ralentir pour convaincre mon père de venir à aide à mon ami, mais mon géniteur n’a rien voulu entendre. Trop fort pour moi, je n’ai rien pu faire lorsqu’il m’a forcé à reprendre notre chemin. Arrivé dehors, il a relâché la pression de sa main sur la mienne quelques secondes seulement, ce qui me fut suffisant pour tenter de faire demi-tour. Mais il m’a retenu, bien entendu. Je gesticulais dans ses bras pour retourner dans l’entrepôt lorsque celui-ci a pris feu. Mon paternel s’est mis en tête d’essayer de me réconforter, me disant que j’étais saine et sauve, et que Judwal était en train de rendre son souffle lorsque nous avions pris la poudre d’escampette. Je me souviens avoir fini par cesser de bouger, pour lancer à mon idiot de géniteur un froid : « Tout ça, c’est de ta faute ! T’as tué Jud ! », ponctué du 1er d’une longue série de : « Je te hais ! ».

C’est quelques heures après avoir vu l’entrepôt partir en fumée, avec Judwal à l’intérieur, que j’ai retrouvé le reste de ma famille. C’est là que j’ai découvert que mon père était en réalité un policier ayant infiltré la mafia, et que c’était à cause de lui que certains gros bras de ces brigands s’en sont pris à moi. Assez rapidement, une décision s’est imposée : nous ne pouvons rester à Waterford. Il fut donc décidé que la famille Ó'Cinnéide devait changer d’identité et même de pays. C’est ainsi que sont nés les Armstrong. Je n’ai pas pu retourner chez moi pour récupérer les quelques affaires que je voulais amener avec moi dans cette nouvelle vie. C’est ainsi que j’ai dû laisser derrière moi mon précieux Fiddle. Et que j’ai également délaissé les quelques amis que j’appréciais réellement. Même si, de toute façon, le seul qui comptait réellement avait flambé comme un vulgaire chamallow...

C’est à partir de ma libération que j’ai cessé de parler à mon père et progressivement commencé à changer. Que ma claustrophobie est apparut, ainsi que ma peur des contacts physiques « surprises » et celle du feu (disons que lorsque la moindre flamme vous rappelle que vous avez vu un feu se repaître de son meilleur ami, qui était incontestablement votre 1er amour d’enfance, ça marque). Que mon côté insomniaque s’est fait alors plus marqué et que ma crainte du noir a atteint de tels sommets. Il m’arrivait d’aller me réfugier dans la chambre de mon frère pour trouver un semblant de quiétude à ses côtés. Je crois que, paradoxalement, ce drame m’a rapproché de lui, autant qu’il m’a éloigné de mon paternel (c’est suite à cela que j’ai cessé d’appeler mon père avec le titre qu’on réserve tous à l’homme qui nous a donné la vie pour l’appeler par son prénom ou juste par le terme de « géniteur », craché avec tout le mépris du monde). Je pense que ni ma mère, ni mon frère ne sont réellement en mesure de comprendre pourquoi j’en veux autant à ce connard, mais ils ne savent pas réellement l’Enfer que j’ai vécu, durant ces 3 jours. Et ce, même si mon aîné est pourtant le seul de ma famille à être au courant du viol dont j’ai faillis être victime. Quand à Morgana, nous nous sommes encore plus éloignées, suite à cela. Elle ne cesse de me reprocher la mort de Judwal, et notre fuite de l'Irlande, qui l'a, entre autre, empêché de se présenter au concours national de cheerleaders, tout comme d'aller au bal de fin d'année avec son mec de l'époque. Dès qu'un truc va de travers dans sa vie, c'est simple : à ses yeux, c'est de ma faute !

Je n’ai jamais caché à ma famille à quel point je détestais notre nouvelle identité. J’ai même harcelée mes parents pour sauter les deux classes que j’avais sauté en Irlande. Ils n’ont rien pu faire pour moi. Par chance, c’est une de mes nouvelles prof, en Amérique, qui a rétabli les choses, voyant à quel point je m’emmerdais en classe. Je crois que mes parents ont tentés de me rendre le sourire, en me rachetant un Fiddle et en m’inscrivant dans de nouveaux cours pour que je puisse continuer à me perfectionner dans ce domaine. Ils ont même pensé que tenir leur promesse de me payer des cours de harpe me ferait oublier le merdier dans lequel nous étions à présent.

Je ne vais pas m’étaler sur les années qui ont suivis. Ce fut un gros tas de merde, du début à la fin, des mensonges qui ne cessaient de s’accumuler, et des sueurs froides à chaque fois que l’un de nous avait l’impression qu’on était suivit ou observés. Nous avons déménagés deux fois au Canada, avant de quitter ce pays pour les USA, il y a 9 ans de cela. J’estime que celle que j’étais autrefois est morte en même temps que Judwal. Je me suis grandement endurcie. Et j’ai même changé d’avis quant à mon métier : je ne voulais plus rien avoir en commun avec mon père. C’est en visitant un atelier de fabrique de jouets, quelques mois après notre installation en Amérique, avec mon école, que j’ai découvert ma voie : les jouets, plus particulièrement ceux en bois, devinrent une évidence pour moi. C’est ainsi que je suis devenue artisane. Mais c'est par amour pour les chats, et en découvrant les bars à chats, que j'ai décidé d'ouvrir le mien, et d'être partiellement créatrice de jouets. Sinon, côté relationnel... On va dire que j’évite de m’attacher à quiconque. La seule personne que j’ai réellement aimé, en dehors de ma famille, c’était Judwal. Et il est mort. J’ai contribué à sa mort. Ca me hante, chaque minute de ma vie. Vivre avec la certitude d’avoir tué celui qui aurait pu devenir mon 1re petit-ami (ou pas, mais je ne le saurai jamais), ça détruit beaucoup de chose chez un être humain...

Enfin, c'est plus compliqué que cela... un peu avant mes 18 ans, j'ai entendu une autre voix, retentir dans mon crâne. Celle de Judwal. Je la connaissais assez pour la reconnaître, elle avait assez hantée chacune de mes nuits, depuis sa mort... C'est ainsi que j'ai peu à peu réalisé qu'il était encore en vie. Pour l'heure, il ne m'a pas expliqué ce miracle, même si j'ai diverses idées à ce sujet. Je sais que ce moment de sa vie est un sujet très difficile pour lui. Pour moi aussi. Je vous prie de me croire : j'ai longtemps redouté être folle, que sa voix n'était que le fruit de mon imagination - sadique - de vouloir l'entendre de nouveau. Mais lorsque je l'ai vu, à travers ses yeux, s'observer dans un miroir : le doute ne m'était plus permis. Pour l'heure, il n'y a que mon frère qui soit au courant. Je me suis confiée à lui, quand je pensais encore que sa voix n'était que le fruit de mon imagination, et d'un deuil que je ne pouvais me résoudre à faire. Comme moi, il a eu du mal à se faire à cette possibilité, mais j'ai su me montrer convaincante. Et plus encore, lorsqu'il a fallu lui faire promettre de ne pas en parler aux autres membres de la famille. Le paternel nous ferait déménager de suite, afin de couper ce lien étrange. Notre mère paniquerait. Et ma frangine... Elle se mettrait sans doute en tête qu'elle tient là sa chance de voir enfin vers qui va la préférence de Jud.....

Cela fait maintenant 4 ans que nous nous sommes installé ici, mon père ayant craint que la mafia ne nous ait repéré dans notre ville précédente. J'ai finis par m'habituer à notre vie ici, au point de laisser une chance à un de mes voisins, que je fréquente depuis mai 2017. Rien de bien sérieux, à mes yeux : je l'aime bien, mais il n'est qu'une distraction, me permettant d'oublier... Judwal, même si ça, je ne l'avouerais jamais.

Comment vais-je gérer Judwal, ce fantôme de mon passé, maintenant que je suis plus proche de lui que jamais ? Comment pourrais-je en effet savoir qu’il était un Phoenix ? Comment pourrais-je pu savoir qu’il avait été récupéré par la mafia, par le biais de son oncle ? Comment pourrais-je savoir qu’il a aidé la mafia à retrouver la trace de ma famille ? Il est incontestable que les retrouvailles vont être explosives : j'en suis à peine à me faire à l'idée qu'il soit encore en vie, et lui, pour bons nombres de raisons, me hait et déteste ma famille. Revoir celui qui a été incontestablement mon 1er amour de jeunesse, ça risque sans doute me briser encore plus, surtout lorsqu’il me crachera son mépris au visage... Je doute fort que cela me motive à renouer avec mon père... On verra bien : la vie est pleine de surprises, pas toujours des bonnes, d’après mon expérience !
MessageSujet: Re: Eden - ❝ C’est comme ça qu’on reste en vie, quand ça fait tellement mal qu’on arrive plus à respirer : c’est ça la vie ! ❞
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MessageSujet: Re: Eden - ❝ C’est comme ça qu’on reste en vie, quand ça fait tellement mal qu’on arrive plus à respirer : c’est ça la vie ! ❞
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Et à vous :)
MessageSujet: Re: Eden - ❝ C’est comme ça qu’on reste en vie, quand ça fait tellement mal qu’on arrive plus à respirer : c’est ça la vie ! ❞
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On n'oublie pas son Phénix adoré Sinon, y'a du chaton qui sera privé de dessert
MessageSujet: Re: Eden - ❝ C’est comme ça qu’on reste en vie, quand ça fait tellement mal qu’on arrive plus à respirer : c’est ça la vie ! ❞
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Sam 11 Nov - 14:32
Pas d'inquiètude, faut juste que je me motive à m'occuper de ma fiche, c'est tout XD
MessageSujet: Re: Eden - ❝ C’est comme ça qu’on reste en vie, quand ça fait tellement mal qu’on arrive plus à respirer : c’est ça la vie ! ❞
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Lun 20 Nov - 18:27
Hehey je demande un petit lien ! Je me suis dit, étant donné qu'on a toutes les deux un chat, on aurait pu se rencontrer chez le vétérinaire? Quelque chose sans prétention et il me semble que personne n'a encore inaugurer cette section du forum
MessageSujet: Re: Eden - ❝ C’est comme ça qu’on reste en vie, quand ça fait tellement mal qu’on arrive plus à respirer : c’est ça la vie ! ❞
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