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Rome >> Fake girl, true fusion.

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MessageSujet: Re: Rome >> Fake girl, true fusion. Jeu 8 Juin - 5:57
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Ça n'en a pas l'air mais il se retenait comme un damné pour ne pas éclater de rire. Ce n'était pas l'expression déconfite de Rome qui le faisait marrer mais plutôt sa propre requête. Une dinde. Non mais sérieux, une dinde. Comment il a pu sortir une ineptie pareille ? Demander à sa femme de ménage de lui préparer une dinde à plus de deux heures du matin. C'était tellement wtf que lui -même se serait bien moqué de sa propre gueule si cela ne l'aurait pas désavantagé. Elle avait l'air de croire à son caprice alors autant la boucler pour ne pas gâcher les choses. Mais il ne pouvait s'empêcher de sourire, amusé, quand elle entra dans la maison, faisant claquer ses talons. Elle est en colère. Frustrée. Elle pourrait le faire qu'elle le buterait sûrement sur le champ. La bonne nouvelle, c'est qu'elle ne pouvait pas. L'ignorant, Jovanni se dirigea vers son bureau, où il se débarrassa de veste et chaussures avant de s'avachir dans son fauteuil, se replongeant à nouveau plongé dans ses statistiques boursières. Même si une partie de son cerveau était encore et toujours pris par ses affaires, l'autre moitié jubilait. Quand il la faisait tourner en bourrique ainsi, la sensation de plaisir était toujours sans égale. Il ne sait pourquoi, mais son côté possessif atteint toujours le summum quand il fait faire à Rome ce qu'il veut. Quand il la manipule comme un vulgaire objet. C'est plus fort que lui, il a besoin de la savoir sous sa domination. Qu'elle lui appartient, qu'il peut faire d'elle absolument tout ce qu'il veut. Comme aller lui faire acheter de la dinde à deux heures du matin. Juste pour la faire rager encore plus. L'idée était si alléchante que pendant une seconde, il pensa sérieusement à le faire. Mais lui donner ainsi l'occasion de partir n'était absolument pas dans ses plans. Il la laissa plantée là presque une minute, feignant de faire quelque chose d'important sur sa tablette alors que c'était purement par plaisir de la provoquer. Et puis quand il finit finalement sa partie de Candy Crush, il releva la tête. - Quoi ? demande t-il, comme s'il ne comprenait absolument rien au charabia qu'elle venait de débiter. - Qui a parlé de dinde ? On est pas à Thanksgiving que je sache. Elle va lui arracher les yeux maintenant ou elle va encore attendre un peu ? Il se lève de son siège pour contourner le bureau. - Sérieusement, tu as vraiment cru que je voulais manger une énorme volaille à une heure pareille ? Je ne sais pas si c'est de la naïveté, de l'innocence ou juste une carence d'intelligence. Il était maintenant tout près d'elle, se délectant sans se cacher de la rage qui bouillait dans ses yeux. Il avait envie qu'elle s'énerve. Qu'elle explose. Juste par pur caprice. Ouais, les nerfs de sa femme de ménage étaient son terrain de jeu préféré. - Te connaissant, je pencherai plutôt la dernière option. Mais tu as la chance d'être sexy alors ça compense. Tu t'en sortiras dans la vie, quand même. A ce stade, c'était clairement du suicide. Mais il n'en avait que cure, le jeune homme. Il avait presque réussi ce qu'il voulait. Et au moment où elle allait exploser, il s'empara de ses lèvres dans un baiser possessif et passionné. C'est un jeu qu'il ne se lassera jamais de jouer. Elle est sexy, diablement sexy. Mais quand elle est en colère, elle est juste sublime. Plus appétissante que n'importe quelle dinde au monde. Et Jovanni attendait depuis le début de la soirée le moment de se mettre enfin à table.
MessageSujet: Re: Rome >> Fake girl, true fusion. Sam 10 Juin - 14:22
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Elle va le buter. Pas juste lui arracher les yeux et le cœur. Non, elle va lui couper les doigts, un par un, avant de lui ouvrir les entrailles, lui vider les boyaux pour tout lui faire bouffer. Et encore, c’était une version soft de la torture qu’elle voulait faire subir à Jovanni Ortega. Car oui, le simple meurtre n’est plus suffisant à ce stade. Dire qu’elle était en colère serait un euphémisme. Elle avait la rage. Elle savait qu’il pouvait se comporter en véritable connard. Mais pas à ce point. Il ne pouvait pas exiger qu’elle participe à une putain de soirée en faisant semblant d’être sa petite amie, pour ensuite lui demander de cuisiner une dinde avant de se foutre ouvertement de sa gueule. Rome avait déjà supporté bien de ses requêtes plus cinglées et capricieuses les unes que les autres, mais là, elle en avait sa claque. L’heure tardive – ou avancée, cela dépendait des points de vue – avait certainement un grand rôle à jouer dans tout cela. Car même si elle s’était juré de ne pas s’emporter face à son nouvel employeur, là elle ne pouvait simplement plus. Tous les voyants étaient passés au rouge. Rome savait qu’elle allait attaquer. Qu’un coup allait partir. Tout son corps criait à la violence, et elle n’allait rien faire pour le retenir. Elle se préparait, un coin encore conscient de son cerveau pesant le pour et le contre. Au moment où elle finit par décider qu’elle préférait se faire virer voire suivre une nouvelle thérapie plutôt que rester à son service, sa main se lève. Rome n’aurait su dire si elle avait eu l’intention de le gifler ou de lui faire recracher ses dents, car ce connard l’avait embrassé. La coupant net dans son élan. Et son cerveau, toujours connu pour sa rationalité exemplaire, ordonne à son corps de répondre au baiser. Ce qu’elle fait donc. Sa main agrippe la chemise de Jovanni, l’attire à elle. Rome n’a franchement plus aucune idée de ce qu’il se passe. Tout ce qu’elle sait, c’est qu’il est le plus beau spécimen qu’il lui a été donné d’embrasser, alors elle n’hésite pas.  Jusqu’à ce que ses neurones grillés semblent établir des connexions, la ramenant brutalement à la réalité. Elle écarquille les yeux, réalisant que putain, elle est en train d’embrasser le mec qui l’a insultée d’idiote deux minutes auparavant. Elle le repousse presque violemment avant de pointer un doigt accusateur sur lui. - Ah non ! Ça ne va pas se passer comme ça ! Elle a l’impression d’être schizophrène, mais elle s’en moque. La rage refait surface, par vagues de plus en plus hautes. - Tu penses que, juste parce que t’a du fric et une belle gueule, je vais te manger dans la main ? Autant dire qu’elle ne contrôle absolument plus le flux de paroles qui sortait de sa bouche, sinon elle n’aurait jamais, au grand jamais, admis qu’il était beau. - Tu penses que, parce que je suis ta femme de ménage, je mérite d’être traitée de conne ? Et bien monsieur-je-sais-tout, désolée de t’apprendre que tu es con. Ce n’est pas parce que je n’ai pas fait d’études et que mon compte en banque ne pèse pas des milliards que je vais accepter de me faire traiter comme de la merde. Là, c’était sûr, elle parlait sans filtre, parce que sa part consciente et calme savait que son boss n’allait pas bien réagir du tout. Mais alors, pas du tout. Mais Rome carburait à la colère pure, se moquait royalement des conséquences de son discours et surtout, elle s’en foutait que Jovanni le prenne mal. Elle avait pris sur elle pendant des mois, il était juste temps que ça pète. Elle lui lance un dernier regard, celui qui l’aurait achevé s’il pouvait tuer, avant de tourner les talons. Hors de question qu’elle reste une minute de plus en sa compagnie ou elle allait vraiment devenir folle.
MessageSujet: Re: Rome >> Fake girl, true fusion. Dim 18 Juin - 12:39
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Jovanni savait qu'il avait dépassé pas mal de limites au cours de cette soirée qui menaçait de partir en vrille à chaque trente minutes. N'importe qui à sa place aurait eu un semblant de remord pour ce qu'il était en train de faire subir à Rome. N'importe qui, sauf Jovanni. Le jeune homme ne connaissait pas le sens du mot "limite" ou du moins, il s'amusait ouvertement à les dépasser une par une. Ce n'était pas du sadisme. Il estimait personnellement qu'il ne lui faisait aucun mal. En fait non, il s'en doutait un peu mais il s'en foutait, en réalité. Tout ceci était un jeu pour lui. Un jeu plutôt sordide. Il prenait ouvertement son pied à pousser la jeune femme dans ses derniers retranchements. Il la malmenait avec une aisance déconcertante quand on sait que c'est quand même avec les nerfs d'un être humain qu'il s'amuse. Dire qu'elle est comme une marionnette dont il tire les ficelles ne serait pas un euphémisme. Et le plus drôle dans l'histoire, c'est que plus elle réagissait à ses piques en s'énervant, plus il avait envie de l'énerver davantage. C'était presque plus fort que lui, comme s'il ne pouvait pas s'empêcher de la provoquer. Peut-être pare qu'elle était sexy à s'en damner quand elle se mettait en colère. Que quand elle fulminait comme ça, il avait juste envie de la prendre et de lui faire l'amour jusqu'à ne plus pouvoir respirer. Pourquoi devrait-il se sentir mal ? Ce n'était pas sa faute si elle était aussi sexy. Elle n'avait qu'à devenir obèse et le problème se règlerait de lui-même. En attendant, il comptait bien profiter du fait qu'elle se laissait aller à son baiser. Il se voyait déjà la prendre ici même, sur son bureau. Mais elle le déchanta très vite. Propulsé en arrière, il se laissa choir dans le canapé en face pour profiter du spectacle. Tu penses que, juste parce que t’a du fric et une belle gueule, je vais te manger dans la main ? - Heeu, oui, répond t-il tout sourire, notant silencieusement le compliment derrière. Il était clairement amusé par la situation et ne s'en cachait pas. Il ne parvient même pas à dissimuler son rire quand elle le traita de con. C'était tellement délicieux de la voir exploser comme ça qu'il n'arrive même pas à se sentir offensé. Elle s'énervait et lui en faisait une distraction. Où était la logique dans l'histoire ? Il aurait encore pu la laisser partir mais il n'était décidément pas prêt à le faire. Alors, il lui attrapa le poignet et l'attira vers lui dans le canapé. - Je ne t'ai pas donné la permission de partir, chérie, dit-il après lui avoir arraché un baiser. - Sincèrement, je ne comprends pas pourquoi tu t'emportes, Rome. Si ça t'énerve autant que je te traite d'idiote, c'est peut-être parce que tu sens que j'ai raison, tu crois pas ? Il faisait apparemment un effort surhumain pour ne pas éclater de rire. Pourquoi diable embêter sa femme de ménage le faisait autant marrer, il était incapable de se l'expliquer lui-même. - Regarde moi par exemple, tu viens de me traiter de con et pourtant je m'en moque, parce que je sais que je ne le suis pas. ET si on considère que tu viens d'insulter ton patron qui entre temps a le droit de te virer à tout moment, on peut dire que l'intelligence n'est décidément pas ton point fort. Accepte-le. Il n'y a absolument aucune honte à être conne, promis. La fin de la phrase se perdit dans un éclat de rire qu'il ne pouvait plus maîtriser. Il rit tellement qu'il s'effondra sur elle, les larmes aux yeux, conscient que si elle pouvait le tuer, il serait déjà mort, brûlé. Il eut beaucoup de mal à reprendre son sérieux mais il sentait que cette fois, il devait arrêter de la tourner en bourrique. - Je déconne, je déconne Rome, je te jure, dit-il en l'entourant affectueusement de ses bras. - Je t'ai vu à l'œuvre ce soir et je peux t'assurer que tu es loin d'être stupide. Tu es même incroyablement maligne, si tu veux mon avis. Et il ne sait pour quelle raison, il se met à rire à nouveau. Non mais sérieux le rire, tu peux pas choisir un autre moment ? Maintenant elle allait croire qu'il se moquait d'elle, ce qui n'était vraiment pas le cas pour le coup. Le mot "désolé" était sur le bout de ses lèvres mais plutôt mourir que de le sortir. Pourquoi s'excuser ? Après tout, il n'a rien fait de mal...
MessageSujet: Re: Rome >> Fake girl, true fusion. Dim 2 Juil - 14:08
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Confusion. Extrême désordre dans sa tête, maelström d’émotions et de pulsions diverses. Incapacité à dissocier le tout, surcharge d’informations et cerveau qui court-circuite. Voilà l’état dans lequel était plongée Rome, alors qu’elle observe son patron confortablement installé dans son canapé après qu’il l’ait tirée à lui. Ses capacités de réflexion s’étaient fait la malle, après que Jovanni lui ait sorti un raisonnement plus qu’absurde et hautement fallacieux. Et cette démonstration brillante aurait pu fonctionner à merveille s’il n’était pas en train de rire aux éclats, au détriment de la femme de ménage. Alors, non, Rome ne savait plus quoi faire. Toute sa colère s’était envolée en un claquement de doigt, parce que son cerveau n’arrivait clairement plus à suivre le rythme. Un instant, il formulait des requêtes insensées, avant de retourner sa veste et de lui faire porter le chapeau. C’était à vouloir se pendre, et l’envie devenait de plus en plus pressante pour la jeune fille. A n’en pas douter qu’elle l’aurait fait si une corde se trouvait à sa disposition. L’autre solution était de tout simplement partir, quitter cette villa et son propriétaire taré, rentrer chez elle et se coucher dans son lit en priant que la mort vienne la prendre durant la nuit. Il fallait admettre qu’aussi beau et brillant que Jovanni était, il était simplement insupportable. Et Rome avait le sentiment que si elle ne s’éloignait pas bientôt, il allait finir par l’envoyer de nouveau en thérapie. Alors, même s’il la prend dans ses bras en lui assurant qu’il déconne – et non pas qu’il s’excuse, son cerveau ramolli arrive encore à faire la différence, elle se contente de le fixer de ses yeux effarés. Et elle ne parvient même plus à être choquée lorsqu’il éclate de rire à nouveau. Doucement, elle se défait de son emprise, avant de se lever et de poser ses mains à plat sur son bureau, lui tournant le dos. Inspiration, expiration. Elle n’était plus très sûre de ce qu’elle avait envie de faire ; partir, le gifler, l’embrasser ou lui casser deux dents. Alors, elle se calme, loin de son corps et de son toucher dévastateur, essayant de rassembler les morceaux épars de sa conscience avant de se retourner. - Serais-tu bipolaire ? Lâché comme ça, d’un ton complètement sérieux, elle se dit que cela expliquerait beaucoup de choses, même si elle sait pertinemment que c’est absurde. Finalement, elle se reprend. - Non, en fait, ne répond pas à cette question, je crois que je préfère ne pas savoir. Elle s’adosse à son bureau, se passe les deux mains dans ses cheveux. Il était plus de deux heures du matin, elle était fatiguée, ne voulait que rentrer chez elle, et le con en face d’elle s’amusait clairement à la faire chier. Elle prend une dernière inspiration. - Ecoute, Jovanni. Je ne sais pas à quoi tu joues, mais j’en ai ma claque. Alors, je te propose un marché : tu me laisses rentrer chez moi, et je me retiendrai d’abîmer ta jolie gueule d’ange. Elle le regarde droit dans les yeux, sachant qu’elle s’adressait à un homme clairement imbu de lui-même qui pensait la dominer. Mais elle était un électron libre, incapable de supporter plus longtemps les caprices de cet imbécile fortuné. Et elle savait qu’elle risquait de perdre son job, mais vu sa situation actuelle, elle préférait clairement avoir du mal à boucler les fins de mois que de côtoyer Jovanni une minute de plus. De plus, si elle semblait relativement calme, elle sentait les remous de la colère dans ses veines, savait que ce n’était plus qu’une question de temps avant que tout n’explose réellement. Et cette fois, ce serait vraiment moche à voir. Elle serre le rebord du bureau entre ses mains, réprimant l’envie de lancer le pot rempli de stylos dans la sale tronche qui lui faisait face. Rome avait déjà dû essuyer les dégâts d’un coup de poing malencontreusement parti rencontrer le visage de son ancien employeur ; elle savait que si elle en venait aux mains avec Jovanni – ce qu’elle mourrait d’envie de faire, une visite chez le thérapeute sous ordre du juge ne suffiraient pas à en payer les conséquences.
MessageSujet: Re: Rome >> Fake girl, true fusion. Ven 7 Juil - 17:54
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A la question concernant sa santé mentale, Anni partit encore d'un bel éclat de rire avant d'ouvrir la bouche pour répondre sérieusement, mais elle le coupa net dans son élan. Il se contenta alors de sourire et de se caler aisément dans son siège. Elle était à bout. Elle se retenait sûrement de ne pas lui sauter dessus et lui refaire le portrait. Et c'était de loin le meilleur spectacle de la soirée. Il ne voulait pas en perdre une miette. Le fait qu'elle pouvait encore se contenir de lui balancer son poing dans la gueule était en soi, admirable. Il se demandait jusqu'où elle pouvait supporter ses caprices avant de perdre le contrôle. Il avait bien envie de prolonger ce petit à tête-à-tête juste pour le découvrir mais la petite part de raison qui restait en lui commençait à lui crier qu'il était tard. Et que sa charmante interlocutrice était fatiguée. Il n'en a rien à faire, en vrai. Mais un bon patron doit pouvoir se préoccuper du bien-être de ses employés, pas vrai ? Il resta assis un long moment à la regarder, faisant mine de réfléchir sérieusement à l'ultimatum qu'elle lui posait. Elle était marrante quand elle voulait bien. Ouais, ça le faisait marrer qu'elle puisse penser pouvoir sortir d'ici sans son consentement ou encore pouvoir abîmer sa jolie gueule d'ange. Il a jolie gueule d'ange, c'est déjà ça, pas vrai ? Finalement, il se leva, se rapprocha lentement jusqu'à se coller à elle. La bloquant contre le bureau, il s'appuya lui-même sur ce dernier, ses yeux ostensiblement rivés dans ceux de sa partenaire. Il était soudain très calme, très mystérieux... Très sérieux. Il la dévora du regard, avant de se mettre à chercher ses lèvres, faisant mine de l'embrasser puis se ravisant, jouant à un espiègle jeu de chat et à la souris dans le seul but de l'enflammer. Ses lèvres mordillent les siennes, descendent à son cou, y déposent des milliers de petits baisers aussi doux que sensuels. Il écarte une bretelle de sa robe, embrasse son épaule, le mordille, puis remonte son ascension jusqu'à son oreille dont il mordille tendrement le lobe. - Pourquoi tu mens ? il lui murmure t-il d'une voix rauque, avant de revenir à son visage. - Tu ne sais pas à quoi je joue ? Franchement ? Il ne lui laissa pas le temps de répondre avant de s'emparer de ses lèvres. Un long baiser rempli de douceur et de tendresse. Il n'était plus du tout le patron capricieux qui se moquait il y encore une minute de sa femme de ménage. Il avait changé sa veste, était maintenant un amant excité qui demandait humblement la permission de posséder le corps de sa belle. Il avait envie d'elle. Envie de la prendre là sur le bureau, de lui faire des choses toute la nuit durant. Il savait qu'elle ne pouvait pas lui résister. Qu'elle était aussi accro à lui que lui à elle, même si elle ne voulait pas l'avouer. Mais en fait... Il commençait à vouloir la faire avouer, justement. Coupant court au baiser, il pencha la tête pour la regarder. - Tu es délicieuse, Rosemarie. Aussi délicieuse qu'une glace au chocolat. Et toute aussi froide. La dernière phrase ne sonnait pas du tout comme un compliment. Jovanni avait encore changé sa veste. De l'amant transi, il était de nouveau devenu un homme froid et distant. Il venait de se rendre compte que s'il ne laissait pas partir comme apparemment elle le voulait, c'était comme s'il l'obligeait à faire l'amour avec lui. Il avait essayé de la faire rester mais elle ne voulait pas, il n'allait pas l'obliger. Le jeune homme pouvait avoir plein de défauts, mais il n'était pas de ce genre là. C'était à son tour maintenant de venir le chercher si elle voulait de lui. Il en avait assez de la provoquer en fait. Le visage fermé, il se dégagea d'elle pour se diriger vers la porte, attrapant son portable au passage. - Je te dépose. Il est trop tard pour que tu prennes un taxi. C'était une information, pas un débat. Qui a dit que Jovanni Ortega n'était pas un gentleman ?
MessageSujet: Re: Rome >> Fake girl, true fusion. Sam 8 Juil - 22:52
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Elle soutient son regard intense, incapable de détourner les yeux. La tension monte doucement, elle le sent, au fur et à mesure qu’il se rapproche. Mais elle ne bouge pas. Elle ne fait pas un geste, alors qu’il se colle contre elle, alors que son odeur envahit ses sens et que sa chaleur s’imprime dans sa peau. Rome ne fait rien, son corps tendu à l’extrême. Elle devrait se lever, quitter cet endroit, mais c’est une autre partie de son cerveau qui a pris les commandes. Le désir embrase ses veines, et alors qu’elle le fixe droit dans les yeux, elle a soudainement envie de l’embrasser. Et comme pour exaucer son souhait, ses lèvres magnifiques viennent chercher les siennes… avant de se raviser. Elle laisse presque échapper un gémissement plaintif, mais Jovanni s’attaque à son cou, ses lippes caressant la peau brûlante de la jeune fille qui laisse échapper un soupir. Ses paupières s’abaissent, tandis qu’elle se laisse aller, ses mains agrippant le bureau avec plus de force que nécessaire pour contrer l’envie de tirer le corps de Jovanni contre elle. - Pourquoi tu mens ? Sa question lui fait ouvrir les yeux brusquement, l’incompréhension venant brouiller ses sens pendant un court instant. Mais sa bouche est soudainement accaparée par autre chose, et elle n’a plus l’envie de répondre. Ses mains lâchent le bureau pour se glisser dans la chevelure sombre du jeune homme, son corps submergé par toute la tendresse du baiser. Le brasier de la colère s’éteint, remplacé par l’ardeur du désir, qu’elle n’essaie même pas de nier. Ils ont toujours été comme ça, feu et glace, mais elle n’essaie pas de comprendre, Rome. Elle se contente de profiter, incapable de résister. De lui résister. Et lorsqu’il détache ses lèvres des siennes, elle se retient de les réclamer de nouveau, attendant qu’il s’exprime, le cœur battant. Et ses mots, ses mots qui auraient pu faire enflammer le désir à l’état brut qui brûlait sous sa peau, ils provoquent une douche froide à laquelle elle ne s’était pas attendue. Abasourdie, elle le regarde s’éloigner, prendre son portable, parler de la déposer chez elle. Quoi ? Elle reste contre le bureau pendant un instant, interdite, le souffle court et le cerveau en désordre. Puis les mots font sens et elle éclate de rire. Elle rit, d’un de ces éclats qui n’est pas drôle, ni heureux. - Je suis froide ? Nouveau rire qui secoue son corps tout entier. Il s’agit d’un de ces rires incrédules, qui ont besoin de sortir parce que c’est tellement insensé, bordel. - Je suis froide ? qu’elle répète avant de se reprendre, le souffle encore haché. - Tu te fiches de moi, c’est ça ? Ou alors que tu t’es trompé de pronom. Car non, je ne suis pas froide. Elle se détache du bureau, lueur dangereuse qui brille dans son regard. Il ne pouvait pas lui faire ça. Il ne pouvait pas prétendre que rien ne s’était passé, il ne pouvait pas rejeter la faute sur elle alors que clairement, la personne la plus froide dans cette pièce, c’était lui. Alors elle irradie la force, celle d’une femme qui sait ce qu’elle veut et comment l’obtenir. Elle s’approche de lui, à la manière d’une prédatrice, et le coince contre la porte. Une de ses mains vient se poser sur son torse, alors qu’elle se colle généreusement contre son corps délicieux. L’autre main remonte jusqu’à son épaule, tandis que ses lèvres tracent un chemin brûlant depuis la base de son cou jusqu’à son oreille. - Je ne suis pas froide, Jovanni. Un baiser volé, juste sous son lobe, tandis que la sombre colère omniprésente dans son être se mélange avec son désir. - En fait, je suis même tout le contraire, qu’elle rajoute dans un murmure doucereux. Elle se détache doucement de lui, pour le regarder dans les yeux. Chaste baiser de ses lèvres en quête de volupté, ses mains sur le col de sa chemise pour mieux rapprocher sa tête. Puis ses lippes glissent sur la mâchoire de Jovanni, tandis que ses mains s’affairent sur les boutons du vêtement. Un à un, doucement, elle les défait, prenant soin de ne jamais toucher sa peau, manque de contact qui les conduit lentement mais sûrement vers une douce folie. - Et je crois que pour te convaincre de cela… qu’elle lui chuchote d’une voix basse d’où l’envie est aisément perceptible, … il n’y a pas meilleur moyen que de te le montrer. Ses doigts se suspendent sur le dernier bouton, tandis que ses yeux plongent de nouveau dans les siens. Elle ne cache pas l’ardeur de son désir, sait tout comme lui que leur addiction au corps de l’autre n’est pas un secret. Elle a envie, envie de lui, envie de sentir son corps contre le sien, sa peau nue glisser sur la sienne. Ses nerfs ont lâché, sa raison s’est envolée par la fenêtre à la vue de l’heure tardive, mais pour l’instant elle s’en moque. Elle veut oublier, oublier leurs différences et tous ces fossés qui les séparent, veut faire fusionner leurs corps dans cette extase qui ne semblent appartenir qu’à eux. Mais pour cela, elle a besoin d’être sûre qu’il la suive, qu’il ne l’abandonnera pas à mi-chemin. Elle assume l’avidité qui l’habite, oubliant les questions qui se poseront le lendemain, mais a besoin de son accord parce qu’ils sont deux, à jouer ce jeu. Dernier baiser lascif, comme pour achever de le convaincre, ses lèvres s’attardant bien plus longtemps que nécessaire.
MessageSujet: Re: Rome >> Fake girl, true fusion. Mar 11 Juil - 5:31
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En la qualifiant de froide, Anni cherchait à provoquer quelque chose chez Rome. Quoi ? Il ne sait pas exactement. Une réaction serait déjà un bon début. Qu'elle soit blessée. Qu'elle s'énerve. Qu'elle finisse par abîmer sa jolie gueule d'ange, comme elle le disait. Une réaction. Et il faut dire que le jeune homme en a eu pour son compte. Quand elle se mit à rire et à parler comme une psychopathe en manque de ses médicaments, Anni se demanda s'il n'avait pas poussé le bouchon un peu trop loin. Mouais. Il a peut-être cassé sa femme de ménage. Mais en fait non. Il avait juste trouvé the truc à dire pour faire ressortir la prédatrice en elle. Elle s'était sentie blessée, ou énervée ou whatever. Toujours est-il qu'elle semblait vouloir lui prouver qu'il avait tort et qu'elle n'était pas froide. Bien-sûr qu'elle ne l'était pas, il en savait quelque chose pour l'avoir déjà vu aussi chaude que de la braise. Mais si Anni avait su qu'il fallait juste la traiter de glaçon pour qu'elle se transforme en charbon ardent, il aurait usé de la ruse depuis fort longtemps. Beaucoup d'heures de cette soirée auraient été... recyclées. Alors qu'elle le bloque contre la porte et commence à lui démontrer de façon très habile et très efficace vu la réaction de son propre corps qu'il avait tort de la traiter de frigide, Anni se surprit à être surprit. Bah oui, ce n'est pas tous les jours que Rome prend l'initiative d'exciter son boss. La plupart du temps, c'est lui qui engage leurs parties de plaisir. Et elle, elle joue à la meuf qui en a pas envie mais qui finit par craquer quand même. Ça a toujours stimulé Anni et il doit dire que ce côté pas facile à dompter de Rome est ce qui le séduit le plus. Mais parfois aussi, il arrive que le jeune homme veuille se sentir désiré à son tour. Comme ce soir. Et disons que le fait qu'elle réplique en le séduisant au lieu de laisser parler son orgueil comme il l'avait prédit lui plaisait... énormément. - Je doute fort que tu y parviennes mais tu peux toujours essayer. Vu le ton de sa voix qui était déjà descendu dans des graves très érotiques, on pouvait se douter que la partie était déjà gagné pour la jeune femme. Il la désirait au point d'en avoir mal physiquement mais cette douleur en elle-même était un plaisir. Lui qui voulait jouer les difficiles cessa très vite de résister. Il prolongea le baiser, dévorant avidement les lèvres de sa partenaire. Leurs langues se mêlaient dans une valse endiablée. La température dans la pièce grimpait alors que le degré d'excitation montait à un niveau qu'Anni ne pouvait plus supporter. Il avait envie d'elle tout de suite et maintenant. La soulevant prestement, il la déposa sur le bureau. - Si tu as une objection, tu as encore cinq secondes pour la poser. En fait, il avait tort, elle n'avait même plus cinq secondes. Il n'était plus disposé à entendre rien du tout ce soir, hormis ses gémissements qui ont toujours le don de lui foutre le cerveau à l'envers. S'emparant à nouveau de ses lèvres, il descendit sa robe, envoya valser son soutif, alors que ses lèvres exploraient la moindre parcelle de son cou. Anni titilla les tétons durcis et tendus, les pinçant, les torturant. Bientôt, il y joignit sa langue, léchant, mordillant. Sa main remonte le long de la cuisse de sa partenaire, s'ascensionnant lentement mais sûrement vers une destination bien précise. Il écarte prestement la barrière faite de tissu et grogne en sentant l'humidité qu'elle protège. Il était plus que clair que Rome était aussi excitée que lui. Il s'amusa à la pousser encore plus à bout, s'amusant avec les lèvres de sa féminité, faisant mine de la pénétrer de ses doigts pour ensuite se raviser. Il avait envie qu'elle s'excite jusqu'à en perdre la raison. Qu'elle le supplie de la prendre. Ou qu'elle le viole aussi, au choix.
MessageSujet: Re: Rome >> Fake girl, true fusion. Ven 14 Juil - 14:58
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MessageSujet: Re: Rome >> Fake girl, true fusion. Lun 17 Juil - 9:57
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MessageSujet: Re: Rome >> Fake girl, true fusion. Mar 25 Juil - 23:31
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MessageSujet: Re: Rome >> Fake girl, true fusion.
Rome >> Fake girl, true fusion.
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