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Mie ♦ Will you marry me? The good joke...

MessageSujet: Mie ♦ Will you marry me? The good joke... Jeu 10 Aoû - 0:23
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Will you marry me?

The good joke...


Mie & Atlas

J’observe l’écran de télévision sans vraiment y prêter une grande attention. Ma sœur est en train de ranger je ne sais trop quoi, s’acharnant sur la vaisselle. Je sais que je ne devrais pas être là, du moins, pas à cette heure-ci, mais je n’ai pas le courage de bouger, de retourner chez moi, chez nous. De plus en plus je fuis la « maison » enfin, plutôt l’entrepôt que j’avais acheté et qui, finalement nous servait d’habitation à moi, mon petit ami et bien sûr, forcément, Lazare. Et il est là le souci, Lazare. Aujourd’hui, c’est notre anniversaire, cette date unique où nous nous sommes rencontrés. Je n’ai jamais manqué un seul anniversaire depuis que nous nous sommes mis ensemble et donc, il y a de cela sept années. Mais ce soir, c’est différent. Je sais qu’en rentrant l’autre sera là, sûrement collé à mon petit ami, ou pire encore, peut-être qu’il sera en train de le sauter. Un grondement sourd sort de mes lèvres et ma sœur se fige, inquiète par ce qu’il doit se passer dans ma petite tête. Une dose de jalousie, de rage, de rancœur s’empare de moi. J’ai de plus en plus de mal à gérer ce que nous vivions, ce que Mie m’imposait. Je suis un loup, ce n’est pas dans ma nature de partager, ça ne le sera jamais. « Atlas, tu devrais penser à aller retrouver Mie non ? Il se fait tard, il va s’inquiéter. » Je ricane froidement, passant une main dans mes cheveux. « Ouai, ou alors il n’a même pas remarqué que je suis pas encore rentré. » Elle m’observe surprise et je secoue la tête, me levant pour attraper ma veste, lui murmurant d’oublier mes paroles. Calmement, je dépose un baiser sur son front avant de m’éclipser, montant dans ma voiture en direction de l’entrepôt.

J’appréhende déjà le moment où je vais rentrer, ce que je vais retrouver chez nous. Deux corps entremêler ? Mie contre Lazare en train de regarder un film ? En train de s’embrasser ? Mon pied appuie sur l’accélérateur alors que mes mâchoires se crispent. Je dois me contrôler, sinon, je vais arracher le volant et je vais rentrer dans le décor, chose qui ne servirait strictement à rien. La route n’est pas spécialement longue et donc, c’est une vingtaine de minutes plus tard que je me gare enfin. Il est pratiquement vingt-trois heures et donc, la nuit a déjà bien pris sa place, plongeant la ville dans l’obscurité. Silencieusement je sors de ma voiture, me dirigeant vers l’entrée alors que je plonge la clé dans la serrure, ouvrant enfin la porte métallique de notre arbitration. Directement les odeurs familières viennent me chatouiller le nez, notamment celle du chat et celle de mon petit ami qui sont plus présentes que les autres. Refermant la porte, j’enlève ma veste pour la jeter contre un meuble. Je ne dis pas un mot, je ne crie même pas que je suis là. J’évites toutes communications depuis quelques temps, c’est à peine si je couche avec Mie alors imaginez ma frustration. Il n’y a vraiment que les nuits de pleine lune que je ne me contrôle pas, et donc, que je saute dessus sans me contenir. Mais l’idée que l’autre le touche, ça me bloque de plus en plus, comme une barrière qui se forme entre nous. Avançant vers la pièce de vie, l’odeur du sorcier me frappe et je devine qu’il doit être là. « J’suis rentré. » Simple, bref, je n’en dis pas plus.

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MessageSujet: Re: Mie ♦ Will you marry me? The good joke... Ven 11 Aoû - 0:08
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Will you marry me ? The good joke...
Atlas Altaïr Labonair & Miescyslaw Genin Buchanan

Je m’étais bien préparé, j’avais bien planifié tout. J’avais menacé Lazare de le quitter s’il restait à la maison aujourd’hui, cette nuit et les deux jours suivants. J’avais réellement besoin d’être seul avec Atlas. On en avait besoin, pour se retrouver.  Donc, je me levais 8h, Atlas était parti depuis déjà une bonne heure j’imagine… On se voit peu depuis que je l’ai forcé à accepter Lazare dans notre vie… Et je dois dire, que même si Lazare me comble parfaitement au niveau sentimental et sexuel… Ce n’est pas pareil qu’avec Atlas. Car ils sont clairement comme les trois faces d’une pièce… Atlas est la face « face » et Lazare la face pile (et le dieu en Lazare la tranche de la pièce car ce vicieux se pointe aussi souvent qu’il le veut pour aussi participer à certaines choses de couple).   Je peux donc clairement le dire que d’être avec un alpha loup et un dieu loup n’est pas de tout repos… Enfin, cessons ce blabla inutile. J’avais donc prévu de faire une soirée spéciale pour mon alpha, pour fêter notre rencontre.  Car oui, aujourd’hui c’est l’anniversaire de notre rencontre, et je suis romantique comme une gamine de 6 ans qui rêve de son prince charmant sur son fidèle destrier blanc entouré de fées et galopant sur un chemin de pétales de roses rouges perlés de rosées du matin.

Je m’étais préparé –lavé, habillé, mangé- puis je suis parti faire les courses pour le repas de ce soir, que je voulais parfait. J’avais donc acheté tout ce qu’Atlas aimait manger, boire, sentir et voir. En rentrant, je mis directement tout au frais. J’avais énormément de choses en fait… Et j’avais dû faire deux voyages, un pour la nourriture et un pour les fleurs (avec le fleuriste qui m’a aidé à tout mettre dans le loft). Oui, j’ai littéralement abusé. J’ai pris au moins une cinquantaine orchidées, pour en mettre partout dans la pièce et ça m’avais pris plus de deux heures à toutes les mettre correctement. Je fis une petite pause pour boire et manger pour le midi, puis je repris par de la cuisine, je commençais par faire le tartare de saumon avec un fond de sauce à base d’un fromage frais aux fines herbes, que je laissais ensuite mariner dans le frigo pour me concentrer sur autre chose ( et aussi pour que le saumon soit parfaitement frais).  Je commençais ensuite vers 13h30 à faire de la décoration, plaçant partout des guirlandes, car monsieur n’aimait pas les bougies, et je ne tenais pas à faire un repas au luminaire, car bon… Ce n’est pas romantique du tout, donc je voulais créer une ambiance parfaite pour nos retrouvailles seul, ensemble…

J’allais vérifier si le champagne et le vin blanc n’avait pas congelé, vu que je les avais placé dans le congélateur pour qu’ils soient réellement très frais, vu que cela se boit ainsi… Une bouteille de champagne assez couteuse pour l’apéritif, et un vin blanc tout aussi couteux pour l’entrée avec le poisson. J’ai pu voir que c’était limite et décidai donc de les mettre dans le frigidaire pour les garder au frais, le plus longtemps possible. Quand je vis qu’il était 16h, je me suis rendu compte qu’il était temps que j’emballe le reste des cadeaux que j’avais acheté.  J’emballais précautionneusement la boîte du bijoutier qui contenait une petite gourmette en or, gravé d’un loup avec nos initiales A. L. & M. B. J’avais intentionnellement pas mis Lazare, car Lazare n’a rien avoir avec ça, c’est entre Atlas et moi.  J’essayais ensuite d’emballer la statut de loup en granite qui devait bien faire un petit mètre, et qui était galère à emballer car ça ressemblait à rien, donc j’ai décidé d’y mettre un énorme nœud pour cacher la laideur de l’emballage. J’emballais ensuite la boîte qui contenait son parfum préféré, le One Million… J’espérais réellement lui faire plaisir avec ça…  

J’aspergeais un peu la pièce de vie et l’entrée avec une essence de Lys, que j’avais acheté chez une vieille sorcière qui savait parfaitement tiré les essences des plantes et en faire des somptueuses huiles… Je voulais réellement que tout soit parfait pour mon petit loup… Je me posais dans le canapé et soupirais, fier de moi… De ce que j’avais pu faire depuis ce matin. Je regardais l’heure et hurlais de stupeur en voyant 17h30 ! J’avais peur qu’Atlas arrive dans les prochaines deux heures, et je voulais que tout soit fini ! J’étais en panique ! Je me relevais et courus à la cuisine pour commencer à créer des petites bouchées pour l’apéro.  Ça m’avait bien pris une heure pour en faire de magnifiques. Oui j’en fais trente et j’ai galéré comme jamais ! JE NE SUIS PAS DOUE POUR CA.  Je rangeais ensuite le plateau dans le frigidaire, que j’avais au préalable parfaitement rangé pour avoir suffisamment de place pour mes diverses préparations ! Je me décidais alors d’attaquer la cuisson de la viande du plat et je voulais qu’elle soit savoureuse ! Alors j’ai incisé doucement les petites côtes d’agneaux pour les laisser ensemble, mais que le jus de cuisson puisse bien pénétrer les chairs et donner plus de goût à la viande, la rendant ainsi plus onctueuse !

Je laissais les côtes dans une petite marmite sur un feu très doux, pour qu’elles cuisent lentement, et gardent le plus de saveurs possible. J’avais laissé quatre piments dans la sauce, ils ne sont pas excessivement fort, mais assez pour bien marquer la sauce de viande et la viande d’un petit goût épicé.  Je m’occupais ensuite de préparer une sauce tomate maison, m’amusant alors à chauffer des tomates pour ensuite les peler et les découper en de très fins dés pour les jeter dans une petite casserole d’eau ( très très peu d’eau)  pour ensuite laisser la sauce se faire par la dissolution de la chair de tomate dans le fond d’eau et ainsi créer une sauce onctueuse ( pas comme un yaourt) entre le liquide et l’onctueux, le mi-chemin parfait. J’épiçais doucement le tout avec les épices qu’Atlas aimait sentir et goûter puis je réservais la sauce une fois froide au frigidaire pour la reprendre lorsque j’en aurais besoin.

A force de cuisine je ne vis pas les deux heures passées ! 19h30, la barbe !  Comme quoi, quand on est occupé physiquement et mentalement, le temps file à toute allure. Je me précipitais dans ma chambre pour choisir la parfaite tenue pour accueillir mon homme. Je voulais vraiment essayer de sortir de mon éternel style d’ado chemise à carreau jean plus vans. J’allais donc me lever, voulant être tout propre, frais et tout beau pour mon homme en ce jour particulier.  J’enfilais un jeans noir slim, une petite chemise blanche avec un petit nœud papillon que la sœur d’Atlas m’avait offert pour mon anniversaire, il y a quatre ans.   Je me regardais dans la glace avant d’enfiler une paire de van’s nouvelles et classe, des noires, que j’avais gardé depuis deux semaines dans leur boîte pour aujourd’hui.   Ça m’avait pris à peu près 45 minutes pour être parfaitement près et il était 20h15 et toujours aucune trace d’Atlas… Je me suis mis derrière les fourneaux pour observer la cuisson de la viande, qui commençait à être bien, mais pas encore parfaite, encore une petite demi-heure et la viande allait être bonne, donc je descendis encore plus le feu pour qu’il soit réellement au plus faible.

J’attendais patiemment Atlas, reluquant clairement mon téléphone, me retenant de l’appeler pour savoir quand il rentrait, je ne voulais pas trahir ma surprise, car il peut savoir au ton de ma voix si quelque se passe… Alors dans un soupire éteint, je fis couler de l’eau dans une énième casserole qui sera pour les pâtes grecs.  Je n’allumais pas le gaz car je voulais attendre qu’il soit là pour tout lancer et faire quelque chose de bon.  Mais, les minutes passaient, mais pas mon homme. J’attendais toujours… 21h00, toujours personne… J’avais un petit pincement au cœur, j’étais inquiet… Et si il avait été attaqué… Et si il était mort… Le jour de l’anniversaire de notre rencontre… J’étais tellement inquiet que j’en perdis un peu l’équilibre… un léger malaise… quand je me repris, j’étais au sol… sur le carrelage de la cuisine… Il était 22h30… Et j’étais toujours seul dans l’entrepôt loft dans lequel nous vivions à trois… Lazare n’allait pas rentre de sitôt on aurait eu trois jours et deux nuits rien que pour Atlas et moi… Mais il ne vint pas… Je laissais tout en place, éteignant la viande… abandonnant toutes envies de célébrer notre rencontre… Je me posais sur la canapé que j’avais recouvert de plaids et de coussins… J’allumais la télévision pour mettre une série que j’avais enregistrée… Je pleurais toutes les larmes de mon corps… J’avais mal… Il m’avait laissé en ce jour si spécial pour nous deux… Je n’en revenais pas…

Lorsque j’entendis la porte, je cru que c’était Lazare qui venait en vitesse récupéré quelque chose… Je laissais faire, ne disant rien… Il m’avait dit qu’il restait à la caserne de pompiers prenant une garde de trois jours deux nuits… Pour nous laisser à deux… Mais la voix rauque et cassée de mon premier amour se fit entendre et je me redressais… Chemise froissée, avec un plaid enroulé autour de moi et un plaid sur les épaules en cape, les yeux rouges, les cernes creusées par mes larmes et les joues rouges et abimées par le flot de mes larmes qui avaient séchées… Il était 23h20… Il avait enfin dénié se montrer… Pour notre anniversaire… Je lui lançais un regard noir, je ne parlais pas. Mon corps parlait pour moi, j’étais tremblant, et mon visage montrait bien que j’étais vraiment pas bien…  Mais je finis par dire…

Bon anniversaire… Même si je ne suis pas sûr qu’on puisse encore le fêter… Ma voix était enrouée, à force de pleurer,  on entendait bien dans ma voix une forme de souffrance, perceptible par les loups, ainsi que dans mon odeur, je puais la tristesse, l’inquiétude, la peur , le doute, mais pas une once de colère ne se faisait sentir… En même temps… Je ne dois m’en prendre qu’à moi-même… Je l’ai trahi… J’ai amené un autre homme chez nous… Dans notre nid, dans notre maison… Dans notre couple… Nous fumes deux, nous devinrent trois… Mais nous finiront surement à deux… Peut-être… Je ne sais pas… Seul le futur le dira… Mais j’aimerais tant me tromper… Je lançais un regard, un regard humide, de mes petites prunelles noisette aux vivants reflets caramel… Je lâchais d’une voix qui se cassait à la fin de mon dernier mot.

Tu m’aimes encor- ? Je ne pus même pas finir ma phrase qu’un violent sanglot me prit, coupant littéralement ma voix, la cassant purement.
MessageSujet: Re: Mie ♦ Will you marry me? The good joke... Ven 11 Aoû - 1:21
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Will you marry me?

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Mie & Atlas

Je n’en peux plus, je suis à bout et dire que ça ne ressent pas serait mentir. Je sais que je suis bien plus distant, bien moins joyeux ou encore câlins. En réalité, j’ai l’impression de passer derrière Lazare, de vivre dans son ombre depuis qu’il était entre dans sa vie, dans nos vies. J’avais fait quoi pour mériter ça ? N’avais-je pas été un bon petit ami ? Un amant régulier ou que sais-je encore. Je ne pense pas que le sexe soit un souci et encore, je commençais à me poser des questions même à ce niveau-là. Mie ne se rend même pas compte de ce qu’il me fait vivre, de ce que je dois endurer constamment lorsque je rentre, lorsque je les croise. Mon cœur semble étouffer dans ma poitrine, mon regard se détourne dès que je les vois trop proches. Je suis un loup, un alpha et me voilà en train de partager mon mec avec un autre…Un couple à trois. Seigneur, si un jour on m’avait dit ça, j’en aurais ris et j’aurais sûrement exploser la gueule à celui ou celle qui aurait osé insinué une telle chose. Mais voilà, par amour, j’avais fermé les yeux et accepté l’inacceptable. Le pire dans tout ça, c’est que je me suis moi-même perdu dans cette relation. Pourquoi m’étais-je entiché de lui ? Pourquoi c’était tombé sur moi ? Oui, j’en viens à me poser de terrible question et ça, même si mon amour pour Mie n’a jamais flanché ou encore diminué depuis toutes ses années. Il est bien là le souci. Je l’aime toujours autant et donc, je ne me vois pas partir, vivre sans lui, l’abandonner aux griffes de mon rival. Lazare serait bien trop heureux d’avoir le champ libre…En gros, actuellement, il y a plus de souffrances que de moments de plaisirs.

J’ai beau penser des choses pareilles, je suis encore là, toujours là, bien que ma volonté commence à diminuer. Revenir à la maison est un vrai supplice alors, qu’au final, c’est censé être le plus beau des moments. Même le chat n’était plus vraiment un problème, mon souci c’est lui, c’est eux. J’ai l’ouïe fine et ça, ils semblent l’oublier quand ils se perdent ensemble dans les draps de Lazare. Combien de fois ne suis-je pas parti en pleine nuit pour me transformer, pour courir tellement la rage m’envahissais ? Combien de fois ne suis-je pas rentré qu’au petit matin, empêchant Mie de me toucher alors que j’avais juste envie de le serrer dans mes bras, de le supplier de ne plus recommencer ? Combien de fois n’ai-je pas sauté à la gorge de l’autre bouffon tellement ma colère grandissait autant que mon désir pour lui ? Je ne les compte plus, ça ne sert à rien, je suis fatigué de compter, de luter, de m’énerver. C’est comme si m’a force m’abandonnait au fur et à mesure du temps qui passe, qui s’écoule…La preuve en est avec cette date si unique, si propre à notre couple qui au final, a tellement changé. Mie ne m’appartient plus, plus entièrement et c’est ça le plus douloureux. C’est avec cette mentalité que je rentre chez nous, l’esprit lourds de regrets, de rancœurs, mais également d’une colère que j’ai du mal à gérer. Dès que je passe le pas de la porte, l’odeur de Lys vient caresser mes narines et je hausse légèrement les sourcils, surpris. Je ne m’attendais pas à cette odeur, pas aussi puissante du moins et je trouve ça agréable. Cette odeur m’a toujours détendu, rendu moins nerveux, moins agressif. Il y a des senteurs comme ça qui ont un impact sur l’humeur.

Jetant ma veste sur un meuble, je pousse un léger soupire. Bien que ça m’apaise, ça n’enlève pas mes pensées sombres. Je prends mon temps, comme un enfant incapable de faire face à ses responsabilités. Je n’entends pas de bruits à part la télévision qui fonctionne…Directement, je me dis que Lazare doit être dans le canapé, son odeur camouflée par celle du Lys. Je me monte la tête, l’imaginant contre Mie en train de regarder une série télévisée. Bordel, déjà, j’ai envie de crier et de faire demi-tour, envoyant tout valser en ce jour si spécial. Mais non, j’avance vers la pièce de vie et une autre odeur se mélange. La viande notamment, la nourriture, mais mon regard capte rapidement les différents bouquets dans la pièce. Des Orchidées, mes fleurs préférées. Ainsi que des lanternes accrochées. En gros, je réalise rapidement que Mie avait préparé quelque chose pour notre anniversaire et que moi, je n’avais pas été là, rentrant bien tard. Mais pouvait-il m’en vouloir ? Non, certainement pas. Puis, si ça se trouve, Lazare est dans le coin et également invité à la sauterie. Oui, je vois ce mec partout, parce qu’au final, il est partout. Le lit de Mie empeste son odeur, non, mon petit ami empeste Lazare tout court et souvent, j’ai tendance à vouloir le repousser à cause de ça. J’ai un sale caractère et ma jalousie ne m’aide pas, encore moins dans ce genre de relation. Passant une main dans mes cheveux, j’annonce ma présence, la voix neutre. Et c’est là qu’il apparaît, emmitouflé dans ses plaides, les yeux rouges. Je m’attarde sur lui et remarque rapidement son physique, je sens également son odeur et la culpabilité me prend aux tripes. Je l’ai blessé, terriblement, mais au fond, il ressent l’abandon qu’il me fait subir un peu plus chaque jour.

A ses paroles, je baisse légèrement les yeux, les détournant vers ce sol comme coupable d’actes immondes. Bordel, il arrive à me faire ressentir tellement de choses. J’étais pourtant si sûr de moi en règle générale, mais en sa présence, je deviens un chaton tout mignon. « Je…désolé…je ne pensais pas qu’on le fêterais cette année…pas vu la situation actuelle… » Oui, pour moi, cette célébration allait passer à la trappe ou encore, j’allais également devoir la partager avec Lazare. Après tout, je partage déjà mon petit ami avec lui, pourquoi pas cette date ? Puis, Mie fêtera-t-il son anniversaire à l’autre également ? Alors que cette date est censée être la nôtre, alors qu’elle est censée être partagée avec un seul et unique être ? Je passe une main dans ma nuque, vraiment mal dans ma peau à l’heure actuelle. Et c’est alors qu’il parle de nouveau, me faisant lever les yeux vers les siens si rouge, si cerner, si humides. Je m’en veux encore plus. Comment peut-il me poser une question pareille ? Comment peut-il seulement douter de mon amour pour lui ? Non, en réalité, là, je lui en veux à lui pour oser me demander une chose pareille. Pourtant, je ne veux pas m’énerver, je ne veux pas l’accabler. Je suis comme ça avec Mie, son bonheur passe avant le mien, parce que sans son sourire, le mien n’a pas lieu d’être. Sans son bonheur, je suis purement malheureux. Approchant délicatement du jeune homme, je viens déposer une main sur sa joue, baissant la tête pour le regarder. Il faut dire qu’il est bien plus petit que moi et donc, je suis obligé de me courber pour mieux l’observer. Ma voix est tremblante, pas spécialement assurée lorsque je lui dis doucement.

« Bien sûr que je t’aime encore Mie, sinon, je ne serais pas ici à l’heure actuelle…c’est juste que… » Cette fois-ci, c’est ma voix qui se brise et je dois cesser de parler, essayant de reprendre une certaine contenance. Bordel, ce n’est pas censé se passer de cette manière, cette date, elle est censée être merveilleuse aussi bien pour lui que pour moi. C’est en ce jour que je l’ai aimé plus que de raison, que mon cœur n’a jamais cessé de battre pour lui. Alors pourquoi ça fait si mal ? Pourquoi cette douleur ne me quitte pas, me rappelant un peu plus chaque jour que Mie s’éloigne de moi pour se rapprocher de lui ? « J’ai juste l’impression de tout devoir partager…Je t’ai même plus pour moi, même qu’une nuit, qu’une journée…t’es…bordel Mie…tu te rends pas compte de ce que j’endure à chaque instant. » Non, il ne se rend pas compte de cette brûlure au fer rouge qu’il m’impose. J’ai beau éprouver de l’attirance pour Lazare, une envie soudaine de lui sauter dessus, le sorcier restera à jamais le seul et l’unique que j’aime de cette façon. J’aimerais vraiment cesser de l’aimer, ça serait plus facile, je n’aurais plus à souffrir comme ça. Laissant retomber ma main le long de mon corps, je ferme doucement les yeux pour respirer un bon coup. « Je pensais juste que tu serais occupé avec Lazare, encore. Les murs sont fins, j’ai fini par abandonner la partie…Pour moi, cette date n’avait plus d’importance à tes yeux, je pensais que tu l’avais oubliée, comme t’oublies trop souvent que je vis sous le même toit que vous. » Je ne sais pas trop si c’est un reproche ou une supplication mais ma voix s’éteint, elle tremble, elle se brise sous les souvenirs de ses gémissements, de ses soupires que je ne lui apporte plus ou que rarement. Son corps, j’ai l’impression qu’il ne m’appartient plus.

« Mais oui, je t’aime encore, mon amour pour toi est toujours intact et c’est ça le plus douloureux…Je suis un loup, ne m’en veux pas pour ne pas apprécier cette situation que tu m’imposes, que je n’ai pas demandé. A croire que…que finalement, je ne te suffis plus, que tu le préfères lui… » Je détourne les yeux, le regard légèrement brillant. Il est rare que je pleure, vraiment rare, mais j’étais à la limite de craque, d’exploser, de flancher.


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MessageSujet: Re: Mie ♦ Will you marry me? The good joke... Mar 22 Aoû - 0:49
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Atlas Altaïr Labonair & Miescyslaw Genin Buchanan

J’avais le cœur qui se serrait. J’avais tellement envie que tout soit normal. J’avais remarqué qu’Atlas ne me touchait plus sauf lors de la pleine lune… Je sens parfaitement bien que la situation avait tout brisé… Mais optimiste comme je le suis, j’avais cru que ça allait évoluer dans un bon sens… J’avais bêtement cru qu’Atlas arriverait à passer au-dessus de ces instincts primaires de loup et d’alpha… Comment ai-je pu être aussi stupide ? En plus, je sens bien pourtant qu’il ressent des choses pour Lazare… Parce que même Lazare m’avait confié avoir des sentiments pour Atlas… Mais finalement, toute cette situation m’épuise, me fait mourir de l’intérieur… Je sens bien… Que je l’ai perdu depuis que Lazare est entré dans notre vie sans crier gare… Vous voyez quand on rêve, et qu’on court vers quelqu’un, puis que le couloir s’allonge encore et encore et encore et encore… Chaque jour j’ai cette sensation de rallongement lorsque chaque jour Atlas me repousse, ou ne me regarde pas… Lazare lui, bah, il fait comme il peut, pour me consoler, bien que la situation le bouffe lui aussi, vu qu’il se sent coupable. Ça doit bien faire un mois facilement qu’Atlas n’avait plus effleuré ma peau du bout de ses doigts… Même Lazare n’en a plus le droit… Je me refuse à lui, bien que j’en meure d’envie… Mais je meurs d’envie de retrouver mon amoureux, aussi bien l’un que l’autre, je voudrais tellement, que l’on puisse être heureux à trois (quatre avec le dieu qui possède Lazare, le loup machin chose… Amarok bidule truc là ! )

J’avais bien sentit que plus rien n’allait, qu’on allait droit dans le mur… Mais je voulais essayer, je voulais réellement que cela fonctionne, je voulais tellement que l’on soit comme la paire poumons-cœur… Ils sont mes poumons, je suis leur cœur… Si un jour, on me donnerait le choix entre Atlas ou Lazare, je choisirais de les laisser… Je ne pourrais pas… Je préférerais encore mourir plutôt que d’en choisir un et voir l’autre dépérir par ma faute… Car finalement, j’avais bien compris ce que les deux étaient pour moi… L’Amarok me l’avait montré… J’avais pu voir que nous étions lié, destinés à être ensemble… Un peu comme la légende dans Vampire Diaries, les doubles sont insidieusement attirés l’un vers l’autre pour assouvir le destin d’un couple qui n’a jamais pu être ensemble par le passé, le destin cherchant à régler une erreur faites par une tierce personne, sans grand succès… Là, c’est pareil, nous sommes connectés, liés, destinés à être… Mais tout nous en empêche… La lycanthropie d’Atlas, la double personnalité de Lazare… et mes pouvoirs… Tout est fait pour rendre notre vie des plus dures et des plus compliquées… Mais je voulais tant espérer qu’en ignorant nos difficultés cela fonctionnerait… Là je suis comme un mannequin de crash test après l’essai…

Je le voyais baisser les yeux, éviter le contact avec mon regard… Il n’osait même pas me regarder… Je le dégoutais… C’est ça… Et pourquoi on ne l’aurait pas fêté… C’est une date importante pour moi, comme mon anniversaire, celles du début des soldes et d’autres que je ne citerais pas… Mais c’est notre date, elle représente tellement pour moi… Tu es mon premier, Comment tu pouvais penser que je ne le fêterais pas… Tu… Je te dégoute à ce point ? Tu ne veux plus me faire l’amour, alors que j’en meurs d’envie… Même juste sentir ton regard sur moi me manque… Rien n’est comme avant… la situation a évolué… Je voyais rouge et bleu, genre colère et larmes. Comment pouvait-il me lâcher ça, seulement maintenant ? Pourquoi n’avait-il pas parlé ? Pourquoi était-il l’alpha qui préconisait le dialogue dans sa meute ? Alors qu’il en est incapable dans son couple… Je n’en revenais pas… Il s’était lentement approché de moi, caressant ensuite ma joue, je me sentais à nouveau entier… Ah ?! Parce que tu crois que c’est facile pour moi ? De devoir sans cesse penser à ce qui pourrait vous rendre heureux tous les deux… Puis au final n’avoir que Lazare devant moi ? T’es devenu un déserteur Atlas… Dans ton propre couple… J’aurais tellement aimé que tu m’en parles avant… Je me taisais, il semblait vouloir encore parler… Je n’allais pas l’arrêter… Il ne m’avait jamais réellement ouvert son cœur… Il avait toujours été le loup fort, et moi le chaton dans ses bras, celui qu’il devait protéger… Mais lorsque j’entendis ses mots, mon cœur ne fit qu’un bond. Je le repoussais sèchement et lui retournait une gifle qui avait résonné contre les murs du loft. Tous ces mots… Toute cette rancœur, je me la prenais de plein fouet, et je vacillais, portant ma main devant ma bouche, je devenais nauséeux. Je me sentais vraiment mal, les émotions étaient réellement mauvaises pour moi, j’en prenais déjà tellement via mon pouvoir qui était une tare physique pour moi… Je courus dans la cuisine pour vomir dans l’évier. J’en pleurais de rage… Comment avait-il pu penser tout ça de moi ? Je ne le comprenais plus… J’étais un livre ouvert pour lui, il pouvait me comprendre si bien et si vite… Mais comment ai-je pu ne rien voir ? Je suis tellement stupide… Cette situation devait s’arrêter… Peu importe si c’était dans la joie et l’amour ou le deuil et la séparation…

Si c’est vraiment ce que tu penses… Que je préfère Lazare, que je t’oublies, que je ne t’accorde plus rien… Peut-être que dans ce cas on devrait tout arrêter… Lazare et moi, toi et moi, toi et Lazare… Si c’est comme ça… Je n’arrivais presque plus à respirer, vomir me rendant si faible, si mou, si inoffensif… Je laissais tomber les plaids et le regardais dans les yeux, en larmes. Je te laisse le soin d’aller à la caserne pour dire à Lazare que nous trois c’est fini… Je vais prendre des affaires et je te laisse ton loft, vu qu’après tout, je ne suis pas chez moi mais chez toi… Fis-je en baissant la tête, allant doucement vers la chambre.
MessageSujet: Re: Mie ♦ Will you marry me? The good joke...
Mie ♦ Will you marry me? The good joke...
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